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Revue économique mensuelle : le Canada

Comme je vous en parlais, hier, dans mon article sur les gagnants et les perdants de l’effondrement du marché mondial, la monnaie canadienne ne vit pas très bien ces tribulations. Une bonne occasion pour nous de voir si les traders du marché des changes ont lieu de s’inquiéter et si cela commence à se répercuter sur les données économiques du pays.

Croissance
Le PIB du Canada a chuté pour le cinquième mois consécutif. Il a, en effet, enregistré un recul de 0,2% en mai après avoir diminué de 0,1% en avril. En étudiant attentivement le rapport, on constate que la raison principale de cette baisse de croissance repose sur la contraction de la production manufacturière. Autre grands coupables, l’industrie minière, les carrières, le pétrole et le gaz. Il faut également ajouter à cela une baisse de 1% du commerce gros. Seul point positif, le léger sursaut du commerce de détail et du secteur de la construction qui ramassent respectivement 0,3% et 1%.

Emploi
Les données relatives à l’emploi de juin ont été peu significatives dans la mesure où le pays a enregistré une simple hausse de 6 600 emplois. C’est tout de même mieux que la perte du mois précédent. Cependant, l’emploi à temps plein a diminué de 17 300. Heureusement que les emplois à temps partiels enregistraient, quant à eux, un rebond de 23 900. Généralement, les emplois à temps plein sont préférables pour une économie car ils permettent une meilleure rémunération et une sécurité de l’emploi supérieure. Le taux de chômage est, quant à lui, resté stable à 6,8% pour le sixième mois consécutif. Le taux de participation à, lui, baissé de 65,7% à 65,8%.


Logement, confiance des consommateurs et dépenses

L’indice de confiance des canadiens a progressé. Il est, en effet, passé de 52,2 à 53,2. Il s’agit de la plus forte hausse depuis mai 2014. L’amélioration de la confiance des consommateurs repose sur le fait que les canadiens ont anticipé les impacts du recul du secteur de l’énergie sur l’économie du pays.
Concernant les logements, les prix du neuf de juin ont augmenté de 0,3% et cela en raison de gains importants enregistrés en Ontario. La valeur des permis de construire du même mois, a quant à lui, bondi de 14,8% après avoir chuté de 13,9%. Voilà sans doute pourquoi les traders du forex se sont rués sur le huard lors de la publication du rapport.
Concernant les ventes au détail, et bien, elles ont augmenté de 0,6% au mois de juin soit une hausse inférieure à la précédente (+0,9) mais tout de même deux mois consécutifs positifs. Selon le rapport, 8 des 11 sous-secteurs ont affiché une augmentation de la valeur des ventes. Le principal moteur de cette progression reste cependant, la hausse de 2,6% enregistrée dans les stations essences.

Inflation
L’Indice des Prix à la Consommation du Canada n’a augmenté que de 0,1% de mois en mois. La lecture d’année en année est, cependant, plus impressionnante avec une progression de 1,3%. Toujours sur une base d’année en année, 7 des 8 composantes principales ont grimpé, les boissons alcoolisées et le tabac en tête avec 3,5%, suivis des opérations d’aménagement et d’équipement et des denrées alimentaires. Seul secteur à la traine, celui des transports qui enregistrent un recul de 1,7% causé sans doute par la chute des prix de l’essence.

Résumé et potentiel impact sur le marché des changes
Globalement, les dernières données canadiennes ne sont pas si mauvaises que cela à l’exception peut-être de la baisse du PIB. Avec ce chiffre inquiétant, certains analystes affirment déjà que le pays est sur le point de tomber en récession ce qui devrait faire chuter le cours de la monnaie canadienne sur le forex. 

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