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Top 3 des thèmes qui ont influencé le marché des changes au deuxième trimestre 2016

La deuxième moitié de l’année vient de commencer, une bonne occasion pour nous de jeter un œil sur les trois évènements qui ont animé le marché des changes au cours du deuxième trimestre.

Brexit
Le brexit  a, sans doute, été l’événement le plus impactant pour le forex ce trimestre. En effet, le fait que les britanniques soient appelés à décider si le pays reste ou non en Union européenne n’a pas été sans remous pour la livre sterling.
La question du brexit a eu des répercussions sur le sentiment du marché dès que Cameron a annoncé le calendrier du référendum. Ce n’est, cependant, qu’à partir du mois de mai et la sortie de plusieurs sondages que le marché a commencé à réellement chauffer.
Les investisseurs détestent l’incertitude et ce vote constitue un événement sans précédent et potentiellement dangereux. Ils se sont, de ce fait, déchargés de la plupart de leurs positions et les brokers forex ont, de leur côté, ajusté leurs exigences de marge en prévision de la grande volatilité à venir.
Les résultats du référendum en faveur du camp « leave » ont entrainé la chute de la devise britannique par rapport à ses homologues du forex tout comme le marché des actions et obligations d’ailleurs.
Désormais, la question est de définir la vitesse avec laquelle la Grande-Bretagne peut se retirer de l’UE. Le processus commencera en octobre et pourrait durer deux ans. Malheureusement pour le Royaume-Uni, plus il retarderont le processus de sortie plus les consommateurs et les investisseurs retarderont leurs dépenses. Carney, le gouverneur de la banque d’Angleterre, a, cependant, déjà signalé que la BoE travaillait sur un plan de relance. Reste à savoir combien de temps le pays aura besoin de cette béquille.


Pétrole : offre excédentaire ou non ?

Les prix du pétrole ont été secoués et cela avant même que la question du brexit ne provoque des remous sur le marché des changes. Pour rappel, les prix de l’or noir ont atteint des niveaux remarquablement bas au premier trimestre 2016 entrainant des préoccupations d’excédent de la matière première.
La première rencontre très attendue entre les principaux producteurs de pétrole à Doha au Qatar, n’avait pas permis de trouver un accord concret (gel, quotas, etc.). Cependant, les choses semblent être en train de changer. Si la deuxième réunion organisée à Vienne début juin n’a toujours pas permis d’entériner de plan, l’amitié perçue entre l’Arabie Saoudite et l’Iran ainsi que les déclarations relatives à un rééquilibrage du marché ont, tout de même, amélioré l’appétit pour le pétrole et les devises à haut rendement.

Manigances des banques centrales
Avec l’effondrement économique de la Chine en cours, les grandes banques centrales ont eu le temps d’ajuster leur politique monétaire et de taux d’intérêt. Voici les principaux ajustements :
La fed : Pendant un certain temps, le cours du dollar USD a été centré sur la possibilité d’une hausse des taux de la banque centrale des Etats-Unis en juin. Malheureusement pour les traders du marché des changes, la fed a commencé le deuxième trimestre 2016 en précisant que la faiblesse de l’inflation et de la croissance mondiale retarderait le calendrier de hausse initialement prévu. Puis, quelques temps après, Janet Yellen avait affirmé qu’une hausse des taux dans les prochains mois pourraient être appropriée. Beaucoup de signaux contradictoires donc.
Banque centrale d’Angleterre : Le gouverneur de la BoE, Carney, a laissé entendre que le prochain mouvement de la banque centrale serait de resserrer sa politique monétaire. Sentant la menace d’un potentiel brexit il a averti des faiblesses éventuelles de la livre et du marché de l’emploi. Maintenant que la sortie du Royaume-Uni de l’UE est entérinée la BoE pourrait passer du resserrement à l’assouplissement.
Banque centrale d’Australie : Le gouverneur Stevens a réduit les taux d’intérêt de la banque centrale d’Australie de 2% à 1,75% en raison de ses faibles projections d’inflation. La RBA a sans doute agi ainsi de manière préventive car elle reste plutôt optimiste quant aux développements de son économie.

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