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Une dévaluation d’au moins 50% du bolívar est prévisible en 2013

Peu importe le résultat des élections présidentielles d’octobre, le prochain président du Venezuela sera contraint de réagir face aux récents errements du gouvernement Chavez.

Avec une masse monétaire en circulation qui n’a jamais été aussi importante (environ 16 bolívars pour 1 dollar en réserve dans les coffres de la banque centrale!!!), le taux de change actuel du bolívar, qui est de 4.30 face au dollar américain, est totalement biaisé.

Plusieurs analystes considèrent que si le bolívar bénéficiait d’un taux de change complètement flottant, il tomberait à environ 8 ou 9 bolívars pour un dollar.

Inévitablement, le prochain gouvernement devra réagir pour faire face à cette inflation de monnaie en circulation. Deux hypothèses prévalent: si le président Chavez est reconduit, il sera contraint et forcé d’opérer une dévaluation de 50% de la devise nationale courant 2013, peut-être en deux salves, bien qu’il se le garde de le dire pour le moment. Si le candidat de l’opposition, Henrique Capriles, gagne, il a déjà prévenu que sa première décision sera de démanteler par étape le régime de contrôle des taux de change afin d’éviter une trop forte dévaluation de la monnaie qui risquerait d’accroître encore plus les pressions inflationnistes qui sont déjà considérables dans le pays.

Le démantèlement de ce système de contrôle des changes instauré par Hugo Chavez passera inévitablement par la fermeture du Cadivi, l’organisme qui administre l’attribution des dollars dans le pays et qui est le symbole, parmi tant d’autres, d’un système qui encourage et perpétue la corruption au Venezuela. Le système qui prévaut actuellement est unanimement considéré par les économistes comme non viable car il décourage fortement la production nationale et, par corollaire, la création d’emplois dans le pays.

Si l’opposition gagne en octobre prochain, une nouvelle ère pourrait s’ouvrir au Venezuela annonçant le retour des investissements étrangers dans le pays, afin de pallier notamment l’obsolescence de l’appareil productif. Le retour des capitaux permettrait de revitaliser une économie qui en a bien besoin et dont la croissance a été en moyenne inférieure de 2% sur ces douze dernières années à ce qu’on aurait pu espérer, simplement à cause des politiques économiques inaptes mises en place depuis 1999 par le président Chavez.

Si ce dernier est de nouveau élu, alors, 2013 risque d’être une année sombre pour l’économie vénézuélienne, marquée par une nouvelle dévaluation de la monnaie qui va d’engendrer paupérisation et inflation à deux chiffres et une accentuation difficilement soutenable sur le moyen terme de l’économie à l’égard des prix du pétrole.

 

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