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Yellen: le successeur de Bernanke déjà dans la place?

Les rumeurs l’annonçaient déjà en octobre 2012: Ben Bernanke ne souhaiterait pas briguer de mandat supplémentaire à la tête de la FED. Barack Obama déclarait il y a quelques jours que Ben Bernanke était “déjà resté plus longtemps à ce poste qu’il ne voulait et qu’il était supposé rester”. La nomination d’un nouveau gouverneur, et son profil prétendu, peuvent avoir des effets très visibles sur le cours de la devise américaine sur le forex. En simplifiant, un gouverneur qui aurait l’optique d’encourager l’activité économique ferait baisser le dollar, et à l’inverse, un gouverneur plus regardant de l’inflation aura tendance à faire prendre de la valeur à la monnaie. La question de l’identité du successeur de Ben Bernanke est alors essentielle et l’information peut valoir beaucoup une fois tradée sur les marchés.

Pour les démocrates, des candidats semblent se dégager pour la succession, parmi lesquels l’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers, l’économiste Alan Krueger, ou encore la n°2 actuelle de la FED: Janet Yellen. Evidemment, si le parti Républicain gagne les élections présidentielles de Septembre avec Mitt Romney, alors nous pourrions voir diriger la FED Glenn Hubbard, économiste de l’offre et ancien Haut Conseiller économique de George Bush pendant sa présidence.

Aujourd’hui, Janet Yellen fait figure de favoris au poste. Universitaire et démocrate tout comme Ben Bernanke, elle avait déjà été pressentie à la tête de la FED en juillet 2009. En avril 2010, Barack Obama la nommait vice-Présidente de la FED. Janet Yellen était dans un premier temps vue comme une colombe plutôt qu’un faucon, illustrant ainsi sa priorité pour l’emploi face à l’inflation. Toutefois, en octobre 2010, elle déclarait qu’il “est concevable qu’une politique monétaire accommodante pourrait fournir le combustible pour une accumulation de levier et de prise de risque excessive dans le système financier”. En effet, si les spéculateurs ont bien déclenché la crise à travers les subprimes, rendre la monnaie peu chère à travers cette “politique accommodante”, c’est leur permettre de reconstituer des munitions facilement.

Il y a quelques semaines, la FED annonçait la fin probable de son QE avant la fin de l’année. On a pu constater la forte volatilité de l’USD qui a suivi cette annonce. On ne peut alors qu’imaginer l’effet de la nomination d’un nouveau gouverneur. L’élection présidentielle décidera en grande partie de la valeur du dollar: si les Républicains gagnent ces élections, alors il est probable que de nouvelles décisions plus restrictives seront prises dès Janvier et l’euro pourra probablement s’échanger contre 1.20 dollar. En effet, tandis que les indicateurs américains semblent indiquer une reprise, les Européens n’en font rien. Autrement, si ce sont les Démocrates qui remportent de nouveau l’élection, alors la valeur de l’USD est incertaine. En effet, la FED pourra ou non, en plus de stopper son QE, décider de relever ses taux.
 

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