DSK au secours du Yémen et de sa devise

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DSK, souvent présenté dans les médias français comme le possible candidat de la Gauche aux élections présidentielles de 2012, n’a pas encore franchi le rubicon mais se forge, grâce à une crise économique et financière opportune, une réputation de chevalier blanc.

Après avoir sorti du marasme presque toute l’Europe Centrale et Orientale, au mépris des critiques acerbes du gouverneur de la banque centrale autrichienne, DSK se lance désormais à la conquête des pays arabes.

Nulle crise économique cette fois provoquée par les errements du modèle capitaliste américain, mais simplement une guerre et ses effets dévastateurs. La cible : le Yémen. Pays du mariage forcé il y a encore quelques mois, il est devenu le refuge d’Al-Qaida dans la péninsule arabique pour les médias occidentaux.

Cependant, ce n’est pas Al-Qaeda qui amène DSK à s’intéresser de près à ce pays encore méconnu des Occidentaux. Il s’agit d’un simple conflit séparatiste qui oppose le Sud au Nord depuis des années et auquel s’est greffé le terrorisme.

Des années de guerre ruinent un pays et l’exposition médiatique auquel fait face le Yémen depuis plusieurs mois a conduit les investisseurs, déjà peu nombreux, à fuir le pays. La conséquence directe de cette fuite des investisseurs fut une dégringolade de la devise nationale, le rial. En dépit des injections de la banque centrale sur le FX, rien à faire, le rial chute.

Par conséquent, le Yémen a fait appel au FMI, institution tant décriée dans les années 80 mais qui, grâce à la stature mais surtout l’intelligence du seul candidat possible de la Gauche en 2012 a redoré l’image de l’organisation.

Un prêt de 370 millions de dollars a donc été accordé en début de semaine au Yémen. Une babiole pour DSK qui distribue les milliards depuis quelques mois comme aiment à le souligner les Guignols de l’Info sur Canal +.

Faisant partie des hommes les plus puissants du monde, aux côtés du décrié Jean Claude Trichet et de l’incapable Obama, DSK a toute la stature d’un homme d’Etat. De quoi faire regretter à Sarkozy son choix de le proposer à la tête du FMI ?

Pas sûr. A en juger par l’état de la Gauche, elle se sabordera en 2012 plutôt que de proposer un candidat crédible ayant la fibre économique…malheureusement libérale pour lui. Seul un passé trotskiste pourra le réhabiliter auprès de ses frères d’armes. Mais cela ne lui garantit pas alors la victoire. Voir en 2002.

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