On connaissait déjà la prudence des américains concernant la zone euro, et ce, bien avant l’éclatement des difficultés qui perturbent le Vieux-Continent de nos jours. L’eurozone a toujours été un objet politique et monétaire non identifié de l’autre côté de l’Atlantique, d’où, très souvent, des jugements un peu hâtifs ne prenant pas en compte la réalité des faits.
Il faut reconnaître que peu ont été aussi optimistes que l’américain John Mauldin sur les répercussions éventuelles de ce que nous appelons la crise souveraine européenne. C’est la fin de l’ère de la dépense à tout-va selon lui!
Dans une interview à King World News, l’expert américain a réitéré sa vision très bearish de l’économie et des marchés financiers, ce qui ne constitue en rien une surprise. En effet, comme il l’a souligné, la Grèce fait face à un problème fondamental, sa balance commerciale totalement déséquilibrée, tandis que l’Espagne a tout simplement perdu l’accès aux marchés financiers. On arrive ainsi à la “vraie fin du jeu“.
Même s’il s’attend à ce que la crise dure encore pendant des années et se globalise, il ose afficher son optimisme. L’Europe déjà touchée, ce sera rapidement, d’ici deux ou trois ans, au tour du Japon et des Etats-Unis de faire face à une crise de confiance liée à l’état des finances publiques. En espérant que les Etats-Unis ne deviennent pas la prochaine Espagne, ce qui devrait ressortir de cette crise profonde sera au final une bonne chose.
En effet, “nous sommes en train d’assister à la fin de la capacité du gouvernement d’emprunter de l’argent pour financer les dépenses courantes qui sont au-delà de la croissance de l’économie“. Désormais, les gouvernements des pays occidentaux ne pourront plus vivre au-dessus de leurs moyens. Et, à en croire un certain libéralisme, cela devrait permettre aux capitaux, jusque-là massivement utilisées pour le financement des Etats, d’être mieux alloués afin de financer notamment les entreprises.
Réponse d’ici deux ou trois ans.