Press "Enter" to skip to content

2014 va commencer avec des annonces économiques de taille – Les voici:

La question que tous les cambistes doivent se poser: Est-ce que l’inflation va être de retour?

Les responsables politiques s’évertuent à parler de croissance mais les marchés financiers ont bien plus en tête le niveau général des prix. Aux Etats-Unis, en zone euro et au Japon. Ce sera la donnée la plus importante de l’an prochain car elle va conditionner en grande partie les mesures de politique monétaire et donc les fluctuations de long terme des principales monnaies.

Aux Etats-Unis, le consensus des analystes devises est limpide: l’inflation va rester sous le niveau cible de la Réserve Fédérale ce qui devrait laisser une marge de manoeuvre considérable à Janet Yellen. Le retour à une politique monétaire plus orthodoxe est bien enclenché et devrait se poursuivre avec la diminution de manière régulière du montant des rachats d’actifs.

En zone euro, la situation économique est proche de la déflation avec une croissance toujours faible et incapable dans bien des pays de créer des emplois, et un niveau général des prix bien en-dessous de la cible de 2% de la BCE. La déflation sera manifestement éviter. Le niveau de l’inflation devrait autoriser la BCE à prendre de nouvelles mesures de soutien, ce qui va se traduire par, au minimum, une troisième opération de LTRO en direction des banques de second rang au cours du T1. Dans tous les scénarios, l’euro devrait suivre une trajectoire à la baisse en 2014 face au dollar américain. Différentiel de politique monétaire et de croissance oblige.

Enfin, le Japon devrait, selon les estimations de la BoJ, atteindre prochainement une inflation à 1%, ce qui va là encore rassurer les marchés financiers puisque le pays tente de sortir d’une décennie de déflation. Cependant, l’objectif de la banque centrale est à 2% d’inflation en annuel et pour y parvenir, il faudra faire preuve de nouveau d’innovation en termes de politique monétaire. Ce qui devrait se traduire par une poursuite de l’effondrement du yen sur le marché des changes. Aujourd’hui, le dollar américain est à un plus haut de cinq ans face à la devise. D’ici au printemps, nous estimons que la paire USDJPY pourrait arriver à 110.

La croissance en 2014 restera dans le viseur des banques centrales mais ce sera bien l’évolution générale des prix qui autorisera ou pas de nouvelles mesures pour relancer l’activité économique.

Les enjeux économiques de cette semaine

Dès cette semaine, malgré la faiblesse des volumes sur le marché Forex, les cambistes vont pouvoir avoir une meilleure appréciation du panorama économique mondial, et notamment américain, avec une myriade d’indicateurs macroéconomiques. Si se positionner sur le marché des changes reste périlleux en cette période de l’année, il faut rester un observateur avisé de l’actualité économique.

Lundi 30 décembre: Indicateur peu prompte à créer une forte volatilité sur les taux de change, l’indice manufacturier de la FED de Dallas sera publié à 16h30 avec un chiffre attendu en hausse à 2.0 en décembre contre 1.9 un mois plus tôt. Ce qui devrait confirmer le retour de la croissance de l’autre côté de l’Atlantique.

Mardi 31 décembre: L’indice S&P Case Shiller va contribuer à mieux appréhender l’état du secteur immobilier américain qui reste l’un des principaux moteurs de l’activité aux Etats-Unis. Le consensus des économistes table sur une augmentation en mensuel de 0.9% en octobre, ce qui ferait une progression de 13.45% en annuel. Le marché confirme son rétablissement avec des prix qui correspondent plus à la valeur réelle des biens. La hausse constatée devrait cependant ralentir au cours de l’année 2014, avec une progression annuelle qui est attendue à 5% selon les économistes de Bank of America Merrill Lynch.

Suite à cette annonce, le marché devra aussi faire attention aux directeurs d’achat de Chicago avec un PMI en baisse à 60.5 en décembre contre 63.0 en novembre selon les prévisions. L’orientation demeure positive et ce recul s’explique plus par un léger rééquilibrage par rapport aux bonnes performances précédentes.

Enfin, l’indice de confiance du Conference Board clôturera la session de mardi avec une progression annoncée à 76.3 en décembre contre 70.4 en novembre. Ce qui s’inscrit dans la droite ligne des chiffres publiés précédemment par l’Université du Michigan à propos de la confiance des consommateurs. La baisse du taux de chômage, l’amélioration des perspectives de croissance et aussi l’accord au Congrès sur le budget sont les principaux facteurs expliquant la confiance des consommateurs en cette fin d’année.

Mercredi 1er janvier: Tous les marchés sont fermés.

Jeudi 2 janvier: Le marché des changes sera principalement orienté par l’actualité américaine. Les revendications chômage hebdomadaires devraient afficher une progression à 345.000 contre 338.000 une semaine plus tôt. Cette hausse devrait être la conséquence d’un ajustement saisonnier, et cet indicateur aura donc peu d’importance pour le positionnement Forex.

L’indice PMI Markit pour les Etats-Unis sera aussi publié dans l’après-midi avec un consensus à 54.7 en décembre, soit une révision à la hausse par rapport à l’estimation flash. Cet indicateur ne devrait pas constituer une surprise pour les cambistes puisque les principaux PMI manufacturiers régionaux sont en hausse depuis plusieurs mois.

La baisse prévue de l’ISM manufacturier pour décembre, de 57.3 à 56.9, ne remet pas en cause les autres données relatives à la production et au secteur manufacturier. Les analystes devises prévoient d’ailleurs un retour à une plus forte croissance dès les premiers mois de 2014. Les cambistes devront donc prendre du recul par rapport à cet indicateur ce jour-là.

Vendredi 3 janvier: Le marché restera calme, a fortiori avec l’absence de grands indicateurs. Les ventes de véhicules seront publiées avec une baisse faible attendue en décembre en raison de la forte progression constatée en novembre. Là encore, il s’agit d’un rééquilibrage en cette fin d’année, comme c’est souvent le cas avec les données américaines. Les habitués du Forex ne seront donc pas surpris.

Ces premiers indicateurs macroéconomiques de 2014 vont confirmer probablement que cette nouvelle année sera celle du dollar roi, avec une remontée quasi-généralisée à attendre face aux autres monnaies. L’orientation de la politique monétaire américaine y contribuera beaucoup, mais pas seulement puisque les bons chiffres de l’économie des Etats-Unis constituent aussi une raison supplémentaire d’acheter l’USD.

 

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *