StockBeat: Le projet de fusion Commerzbank-Deutsche Bank dope les titres des 2 banques

Investing.com – Deutsche Bank (DE:DBKGn) et Commerzbank (DE:CBKG) sont sous le feu des projecteurs ce lundi après la confirmation au cours du weekend du projet de fusion entre les deux banques.

Le bon sens pourrait suggérer que la combinaison de deux banques faibles ne débouche pas forcément sur une banque forte (on se souvient de Bankia (MC:BKIA)), mais cela n’empêche pas Deutsche Bank et Commerzbank de s’afficher en forte hausse ce matin.

Deutsche Bank affiche en effet un gain de 3,2% au moment de la rédaction de cet article, tandis que Commerzbank progresse de 3,4%, sur un nouveau plus haut annuel. L’indice Allemand Dax progresse de 0,1% alors que l’indice de référence Euro Stoxx 600 gagne 0,92 point, ou 0,2% à 382,02.

Et peu importe combien il sera difficile de licencier suffisamment de banquiers allemands pour réaliser les économies espérées (les dirigeants syndicaux estiment à 20 000 le nombre de licenciements à prévoir), ou les difficultés d’intégration à prévoir face à la complexité informatique de Deutsche Bank, qui a été qualifié par sa dernière responsable informatique de lieu le plus «dysfonctionnel» dans lequel elle a travaillé.

La bonne nouvelle, c’est que l’actionnaire le plus influent de la banque fusionnée pourrait être le gouvernement allemand, qui devrait ainsi continuer à structurer le marché bancaire en faveur de banques appartenant à l’État et de banques coopératives qui ont d’autres priorités que le profit.

Mais au final, seuls deux facteurs importent pour les marchés: d’abord, les deux sociétés ont finalement admis qu’aucune des deux banques ne pouvait se sauver elle-même, conclusion à laquelle la plupart des analystes étaient parvenus il ya quelque temps.

Deuxièmement, une fusion de la Deutsche et de la Commerzbank créeune banque définitivement « too big to fail ». À court terme, cela devrait réduire les coûts de financement et soutenir plus particulièrement les activités de banque d’investissement.

Les deux actions se négocient actuellement à environ un quart de leur valeur comptable, ce qui permet aux investisseurs de penser que le risque de baisse à court terme est limité.