Le Pétrole recule, l’OPEP pourrait repousser sa réunion à juillet

Investing.com – Les prix du pétrole ont perdu du terrain lundi, alors qu’un reportage sur une importante réunion destinée à prolonger les réductions de production des principaux exportateurs a créé une incertitude quant à l’accord.

Les futures du brut WTI négociés à New York ont ​​perdu 49 cents, soit 0,9%, à 52,02$ le baril à 15h30, tandis que les futures du Brent, l’indice de référence pour les prix du pétrole hors des États-Unis a perdu 53 cents, soit 0,9%, pour atteindre 61,48$.

«Nous espérons parvenir à un consensus pour prolonger notre accord lorsque nous nous réunirons dans deux semaines à Vienne», a déclaré à la presse le ministre saoudien de l’Énergie, Khalid al-Falih, en marge d’une réunion ministérielle du G20 sur l’énergie et l’environnement au Japon, selon Reuters.

Interrogé sur la date de la réunion, il a répondu: « Probablement la première semaine de juillet. »

Les remarques semblaient être un pas en arrière par rapport aux commentaires de début juin selon lesquels les membres de l’accord de réduction de la production étaient «sur le point de s’entendre».

Falih a indiqué il y a une semaine que la Russie, qui dirige les pays non membres de l’OPEP dans le pacte, était le seul parti encore indécis.

La référence à juillet a confirmé les semaines de spéculation soulignant que les dates initiales de la réunion – le 25 juin pour l’OPEP et les pays non membres de l’OPEP les rejoignant le lendemain – seraient retardées à la demande de la Russie. L’OPEP n’a pas encore changé officiellement le calendrier.

« Plus l’OPEP tardera à tenir cette réunion, plus il y aura des doutes qu’elle bénéficiera du soutien suffisant de ses membres et de ses alliés pour prolonger les réductions indispensables pour compenser une partie de cette abondante réserve de pétrole dont parlait Falih, » a déclaré l’analyste principal des matières premières de Investing.com, Barani Krishnan.

Les prix du pétrole ont été soumis à des pressions dues à des signes d’affaiblissement de la demande mondiale et de la production américaine à des niveaux record. Le brut américain recule de près de 22% par rapport aux sommets atteints en avril, le baril de Brent suit de près avec une chute de près de 19%. Selon les données du CFTC publiées vendredi, les positions longues nettes spéculatives sur le pétrole brut ont chuté pour la septième semaine consécutive pour se situer à leur plus bas niveau depuis début mars.

L’Agence Internationale de l’Energie a annoncé dans son rapport mensuel publié vendredi que les perspectives de croissance de la demande de pétrole en 2019 se sont estompées en raison de la détérioration des perspectives du commerce mondial. Au cours du week-end, le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a minimisé les chances que le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping parviennent à un accord lors du sommet du G20 les 28 et 29 juin. Il a répété que Trump était «parfaitement heureux» de s’en tenir à sa stratégie tarifaire actuelle.

Par ailleurs, l’Iran a annoncé lundi qu’ils dépasseraient dans 10 jours la limite convenue au niveau international sur ses stocks d’uranium enrichi, à moins que l’Europe ne prenne des mesures pour l’aider à atténuer l’impact économique des sanctions imposées par les États-Unis.

Téhéran avait déjà menacé de revenir sur l’accord nucléaire après le retrait du gouvernement Trump du pacte de l’année dernière et l’imposition de sanctions économiques.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré dimanche que les Etats-Unis « envisagent toute une gamme d’options », y compris militaires, concernant l’Iran, qu’il a accusé d’avoir attaqué deux pétroliers près du golfe Persique la semaine dernière. L’Iran a nié les accusations.

Dans les autres matières premières, les futures essence ont reculé de 0,9% à 1,7165$ le gallon à 15h30, tandis que le mazout domestique a perdu de 0,8% à 1,8152$ le gallon.

Enfin, les futures du gaz naturel ont perdu 0,8% à 2,367$ par BTU.

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