Le Pétrole remonte, l’Arabie Saoudite pousse pour des baisses de production

Investing.com – Les prix du pétrole sont devenus positifs mardi, alors que l’Arabie Saoudite aurait accru la pression exercée sur les membres de l’OPEP et leurs alliés pour qu’ils prolongent leur accord sur la limitation de la production.

Les futures WTI négociés à New York ont progressé de 4,2%, à 54,36 dollars le baril à 16h50, remontant d’un creux intra-journalier de 51,67$. Les futures Brent, l’indice de référence des prix du pétrole hors des États-Unis a progressé de 2,8%, à 62,66 dollars, après avoir chuté à 60,26$.

Selon un rapport du Wall Street Journal, l’Arabie Saoudite a encore réduit sa propre production ce mois-ci, dans l’espoir de donner l’exemple et persuader ses partenaires à l’intérieur et à l’extérieur de l’OPEP de prolonger de six mois leur accord actuel, qui réduit l’offre de 1,2 million de barils par jour par rapport aux niveaux de production de décembre.

Un conseiller pétrolier saoudien a également déclaré au journal financier que le Royaume ferait davantage pression sur les pays qui ne se conforment pas pleinement à l’accord initial pour faire face aux réductions convenues. Ils comprennent les membres de l’OPEP l’Irak et le Nigeria.

L’accord devait être examiné lors d’une réunion les 25 et 26 juin. Cependant, les producteurs discutent maintenant de la possibilité d’un report du 10 au 12 juillet, selon des sources citées par Reuters. Cela permettrait aux producteurs de voir si les États-Unis et la Chine pourraient désamorcer leur différend commercial lors de la réunion du G20 du 28 juin, réunion qui devrait être déterminante pour l’évolution de la demande mondiale de pétrole au cours de l’année.

Bien que les dates ne soient pas finalisées, la nouvelle suggestion est que le Comité mixte de suivi ministériel, un groupe consultatif, se réunisse le 10 juillet, suivi des ministres de l’OPEP le 11 juillet et de la réunion combinée des producteurs de l’OPEP et des producteurs non-OPEP le 12 juillet, selon les sources.

Les agences de presse russes ont rapporté entre-temps qu’Alexander Novak, le ministre de l’énergie du pays, n’avait pas encore discuté de l’idée avec l’Arabie Saoudite, mais était ouvert aux nouvelles dates.

L’escalade des tensions au Moyen-Orient a également soutenu les prix mardi, alors que les États-Unis ont annoncé leur intention d’envoyer 1 000 soldats dans la région, à la suite des attaques sur deux pétroliers. Les États-Unis ont accusé l’Iran de ces incidents. L’Iran rejette les accusations.

Les attaques elles-mêmes n’ont provoqué qu’une reprise à court terme des prix du pétrole la semaine dernière.

Les marchés se préparaient également à recevoir les dernières données hebdomadaires sur les stocks de brut américains.

L’American Petroleum Institute publiera son rapport après la clôture du marché mardi avec les données officielles de la US Energy Information Administration, attendues un jour plus tard.

Bien que le consensus prévoie une baisse d’environ 2,0 millions de barils, une surprise a été observée dans les deux rapports précédents qui ont envoyé le pétrole en chute libre.

Dans les autres produits d’énergie, les futures d’essence ont diminué de 0,2% à 1,6873 dollar le gallon, tandis que le mazoute a augmenté de 0,1% à 1,8035 dollar le gallon.

Enfin, les contrats à terme du gaz naturel ont perdu 0,4% à 2,376 dollars par million de BTU.

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