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3 raisons expliquant pourquoi la BoE n’agira pas en décembre

La réunion de décembre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE) est un non-évènement pour le marché des changes. Trois raisons à cela.

1. Le palier de 7% de taux de chômage n’est qu’indicatif

Comme aux Etats-Unis, le Royaume-Uni regarde de près l’évolution du taux de chômage dans le pays pour ajuster sa politique monétaire. La banque centrale a fait savoir cette année que le palier de 7% de taux de chômage est crucial à atteindre avant d’envisager des modifications au niveau de ses rachats d’actifs ou de son taux directeur. Cependant, il faut comprendre que c’est à partir de 7% de taux de chômage que la banque centrale envisagera peut-être des ajustements. Ce palier n’est qu’un élément indicatif à prendre en compte parmi d’autres et ne constitue en rien l’annonce d’une hausse des taux automatique.

De fait, bien d’autres indicateurs sont importants, comme l’évolution de l’inflation et les dépenses de consommation. Si on s’intéresse de près à ces données, on réalise vite qu’une hausse des taux n’est pas prête d’être décidée par la BoE.

2. La BoE semble satisfaite de la politique monétaire actuelle

Surtout, plusieurs membres de la banque centrale, comme Bean et Broadbent, qui ne sont certes pas les plus influents, ont fait part de leur satisfaction réelle concernant la politique monétaire qui est actuellement menée et qui cherche à stimuler l’économie via des montants énormes de rachats d’actifs. Ils ont fait comprendre au marché très explicitement que la BoE ne va pas réduire ses mesures tant que l’économie ne sera pas suffisamment forte. Bien que les perspectives économiques des prochains mois soient encourageantes, la reprise reste encore faible.

3. Le risque principal vient de la zone euro et des pays émergents

En effet, sur le terrain intérieur, le Royaume-Uni affiche des statistiques en consolidation mais le contexte économique mondial pèse beaucoup sur la capacité de rebond durable du pays. La zone euro, l’un des principaux partenaires commerciaux de l’île, peine à renouer avec une activité solide et a même montré au T3 des signes de ralentissement. Les pays émergents ne sont guère dans un meilleur état. On a ainsi pu constater, avec les dernières statistiques, les difficultés du géant brésilien à renouer avec une croissance suffisante pour garantir la paix sociale. De même, les indicateurs PMI chinois attendus cette semaine pour novembre vont certainement confirmer un certain ralentissement. Dans ce contexte de choc extérieur toujours possible, le statu quo est nécessaire de la part de la BoE.
 

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