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4 facteurs pesant sur l’appétit pour le risque sur le forex

A en juger par les lacunes enregistrées ce weekend par la plupart des paires de devises du forex, il semble que les traders soient relativement prudents en ce moment. Vous trouverez dans cet article les facteurs qui affectent actuellement le sentiment de risque sur les marchés.

Les grecs ont rejeté la proposition de plan de sauvetage
La semaine dernière, la Grèce s’est mise en défaut de paiement vis à vis du FMI. Ce weekend, lors du référendum, le peuple grec a rejeté la proposition relative à un nouveau plan de sauvetage. Pour rappel, les créanciers grecs étaient prêts à donner davantage de fonds au pays s’il acceptait de mettre en place une série de mesures d’austérité, ce qu’il a refusé.
Avec cela, le gouvernement grec et les fonctionnaires de l’UE sont de retour à la case départ concernant la négociation de réformes économiques qui pourraient permettre à la Grèce de rester dans la zone euro, prévenir la contagion de la dette au reste des pays de la région et maintenir la stabilité de l’euro. De ce fait le forex devrait connaître des prochains jours très incertains.

Chute libre du marché boursier de la Chine
La chute libre enregistrée par le marché boursier chinois la semaine dernière a également entrainé beaucoup de nervosité chez les traders du forex. Jusqu’à présent, les actions chinoises sont en baisse de près de 30% depuis le 12 juin soit un recul de 2,7 milliards de milliards de dollars en moins d’un mois. Pour mettre ce chiffre en perspective, sachez qu’il représente environ un quart de la production économique totale du pays l’année dernière et 6 fois le montant de la dette étrangère grecque.
Avec cela, les représentants du gouvernement chinois se sont précipités pour mettre en place des mesures palliatives au cours du weekend. La China Securities Regulatory Commission a, ainsi, annoncé une suspension des offres publiques initiales et a convaincu plusieurs sociétés de courtage de mettre en place un fond de 19,4 millions de dollars pour pouvoir mettre fin à l’hécatombe.
Avec cela, nombreux sont les investisseurs chinois, les entreprises et les consommateurs qui commencent à perdre leur foi en la capacité du gouvernement et de la banque centrale à stabiliser le marché boursier. Si les efforts de relance ne fonctionnent pas, cela pourrait avoir des répercussions importantes sur la demande locale et le reste de l’économie mondiale.


Une potentielle nouvelle chute des prix du pétrole

Alors que la plupart des grandes économies peinent encore à se remettre de la chute des prix du pétrole l’an dernier, il semble qu’une nouvelle dégringolade s’amoncelle. En effet, l’embargo imposé par l’UE à l’Iran en 2012 concernant son programme nucléaire pourrait être bientôt levé. Avec cela, le pays pourrait doubler sa production de pétrole pour marquer son retour sur le marché des exportations.
Mansour Moazami, un ministre iranien a mentionné dans une interview que le pays prévoit une montée en puissance de sa production à 2,3 millions de barils par jour. Avec cela, les autres membres de l’OPEP pourraient également augmenter leurs niveaux de production et cela devrait conduire à une augmentation de l’offre. De façon mécanique, lorsque l’offre augmente sans que la demande ne bouge, cela fait baisser les prix.

Potentielle hausse des taux d’intérêt de la fed
Autre facteur important dans cette aversion pour le risque, le possible resserrage de la politique monétaire de la première économie du monde. En effet, une hausse des taux d’intérêt de la fed entrainerait des coûts d’emprunt plus élevés et une moindre liquidité ce qui pourrait freiner l’investissement des entreprises et les dépenses des consommateurs dans l’économie américaine. Cela pourrait également mettre une pression à la baisse sur l’inflation.
Le rapport sur l’emploi de juin devrait cependant décourager les responsables de la fed d’augmenter les taux d’intérêt pour septembre. Le dollar américain pourrait tout de même maintenir sa position de valeur refuge au regard du contexte économique mondial actuel.

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