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Déferlante de communication pour la zone euro

En ce mardi, l’actualité du marché des changes n’est que très peu mouvementée étant donné que les médias et les marchés sont toujours obnubilés par la crise de la dette dans la zone euro. De nombreux propos ont été entendus depuis hier, notamment de la part de membres de la Banque Centrale Européenne . Cependant, aucune décision majeure n’a été prise. En fait, alors que les marchés sombrent dans le rouge, l’alarmisme ambiant dans les capitales européennes semble un peu exagéré car, pour tout dire, la chute de l’euro arrange presque tous les gouvernements en cette période de relance de l’activité. Certes, la baisse de la monnaie unique européenne a de quoi inquiéter, notamment concernant la relance de l’activité américaine mais d’un point de vue global, la dépréciation de l’euro semble de plus en plus refléter le dynamisme de l’activité dans la zone euro qui reste pour l’instant peu convaincant.

Les responsables de la BoE se sont inquiétés aujourd’hui de l’impact des déboires de la zone euro sur la relance de la croissance outre-Manche mais, signe positif, ont confirmé que l’inflation qui atteint des sommets, devrait prochainement ralentir. Depuis le début de l’année, la Banque d’Angleterre a prévu un pic d’inflation qui devrait durer seulement quelques mois, avant de retomber. Les décisions prises par le nouveau gouvernement britannique afin de réduire de la dette ont en tout cas rassuré les marchés et les agences de notation.

Du côté du dialogue sino-américain, les Etats-Unis se sont pliés à quelques courbettes aujourd’hui en présence des responsables chinois. Ainsi, le secrétaire au Trésor Tim Geithner a promis à Pékin plus de discipline budgétaire. Les marchés se sont faits quelques frayeurs il y a plusieurs mois au sujet du déficit américain. Cette promesse faite à Pékin a surtout pour but de rassurer la Chine et apparaît aussi comme un moyen d’amadouer l’incontournable partenaire chinois alors que Washington a besoin de lui afin de gérer les crises iranienne et nord-coréenne.

Enfin, la Banque centrale brésilienne a revu hier ses prévisions d’inflation en hausse pour 2010, à 5,67% contre 5,54% tandis que le PIB devrait progresser de 6,46%. Afin d’éviter une surchauffe de l’économie et de canaliser les prix, les analystes du marché des changes s’attendent à une probable hausse des taux d’intérêt au Brésil, hausse qui pourrait être salutaire au real puisque la monnaie brésilienne chute lourdement face au billet vert du fait de la crise de la zone euro.

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