Dijsselbloem: “Imposer les riches est défendable en principe”

Alors que la France de François Hollande et l'Espagne de Mariano Rajoy s'efforcent de rappeler à tout-va le caractère exceptionnel de la situation chypriote, l'impossibilité de faire du plan de sauvetage des banques chypriotes un exemple pour de futures crises bancaires, la nécessité de la mise en place d'un système européen de garanties et le recours au Mécanisme Européen de Stabilité pour recapitaliser les banques, le ministre des Finances danois, chef de l'Eurogroupe, Dijsselbloem a jeté encore une fois un froid sur les marchés financiers.

Il a en effet affirmé, en réponse aux responsables politiques français et espagnol, qu' "imposer les riches est défendable en principe". Il a également rappelé que le système de garantie des dépôts bancaires reste national et non européen, s'alignant ainsi directement sur la position allemande.

Jeroen-Dijsselbloem

Alors que la France de François Hollande et l’Espagne de Mariano Rajoy s’efforcent de rappeler à tout-va le caractère exceptionnel de la situation chypriote, l’impossibilité de faire du plan de sauvetage des banques chypriotes un exemple pour de futures crises bancaires, la nécessité de la mise en place d’un système européen de garanties et le recours au Mécanisme Européen de Stabilité pour recapitaliser les banques, le ministre des Finances danois, chef de l’Eurogroupe, Dijsselbloem a jeté encore une fois un froid sur les marchés financiers.

Il a en effet affirmé, en réponse aux responsables politiques français et espagnol, qu’ “imposer les riches est défendable en principe”. Il a également rappelé que le système de garantie des dépôts bancaires reste national et non européen, s’alignant ainsi directement sur la position allemande.

De fait, les marchés financiers, à tort ou à raison, craignent que l’imposition d’une taxe sur les riches, comme c’est le cas à Chypre à partir d’un dépôt supérieur à 100 000 euros, ne devienne plus systématique que prévu.

L’Espagne, dont le secteur bancaire reste fragile, et la France, dont les inquiétudes ne font qu’émerger concernant certaines grandes banques nationales, militent en faveur d’un règlement européen global de la crise bancaire qui demeure en zone euro. Cependant, les contribuables allemands, mais également finlandais, sont de plus en plus réticents à participer. En période de campagne électorale, Angela Merkel a d’ailleurs de fortes chances de durcir sa position vis-à-vis des pays en difficulté de l’Union.

De fait, faire contribuer les déposants et les actionnaires des banques pourrait, à l’avenir, s’imposer dans l’Union Européenne en cas de nouveaux remous. Comme l’ont souligné plusieurs économistes américains, la zone euro a ouvert la boîte de Pandore avec les termes de l’accord de sauvetage de Chypre et de ses banques. Il n’y a désormais plus de sanctuaire en Europe: les actionnaires et les déposants peuvent à tout moment mettre la main au porte-monnaie.
 

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