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Discussions autour du rouble et du yuan

La visite du Premier ministre Vladimir Poutine est très attendue la semaine prochaine à Beijing. En effet, les deux frères ennemis du temps de la Guerre Froide se sont considérablement rapprochés depuis l’accession au pouvoir de l’héritier de Vladimir Poutine.

Au niveau international, Pékin et Moscou ont notamment trouvé de nombreux points de consensus. Depuis le début de l’année, les deux capitales font front face à Washington pour réclamer la diversification des monnaies de réserve internationale, partant du constat que le billet vert a failli.

L’intensification du commerce bilatéral au cours des dernières années et l’accroissement de la part du rouble et du yuan dans celui-ci devraient être des sujets évoqués par Vladimir Poutine et son homologue chinois. En effet, les deux pays cherchent de plus en plus à régler leurs transactions dans leur monnaie nationale. Toutefois, en dépit d’une hausse, les deux monnaies ne réprésentent pour le moment que 1% du volume commercial entre les deux nations. Les deux capitales sont cependant enclines d’intensifier les échanges en rouble et en yuan, jugeant qu’elles ont un coût moins élevées que d’autres monnaies internationales, notamment le dollar.

Le dollar, bien que toujours affaibli, s’est repris depuis la fin de la semaine dernière. En effet, l’hypothèse soulevée par Ben Bernanke d’un relèvement des taux dans les prochains mois a profité au billet vert mais ce phénomène devrait être de courte durée pour deux raisons principales. Premièrement, les cambistes ne semblent pas réellement croire en une hausse des taux et, deuxièmement, les résultats des entreprises cotées en Bourse pourraient favoriser encore un peu plus les devises jugées à risque. En effet, le dollar et le yen, considérés comme des valeurs refuge, entretiennent une corrélation négative par rapport au marché des actions. En d’autres termes, lorsque la Bourse monte, le dollar et le yen décroche. Il suffira certainement que les résultats des entreprises et notamment des banques américaines soient meilleurs que prévu pour que l’euro, le dollar australien ou encore la couronne norvégienne accumulent les gains sur le marché des changes.

Même si la crise économique est dans une phase terminale et que le secteur bancaire se porte plutôt bien, la mésaventure de la banque néerlandaise DSB Bank incite à la prudence. En effet, cette banque qui détient près de huit milliards d’euros d’actifs a été placée sous le contrôle de la banque centrale néerlandaise après l’échec d’une tentative de rachat menée par un consortium composé de cinq grandes banques.

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