Faut-il s’attendre à une autre semaine chaotique pour l’eurodollar?

Vous l'avez certainement remarqué, en intra-day, la semaine dernière, il n'était pas aisé de prendre position sur le forex, et en particulier sur l'eurodollar. La volatilité était à de très hauts niveaux, et pas seulement le 1er novembre, jour férié qui voit, comme d'habitude, de nombreux investisseurs se mettre en retrait du marché.

En fait, on constate de plus en plus une réelle déconnexion entre les fondamentaux, que ce soient de l'économie américaine ou de l'économie européenne, et les taux de change. A part quelques annonces qui ont toujours été facteur de mouvements sur le forex, comme le chômage américain, les autres indicateurs n'ont soit pas d'effet direct soit n'influent pas les cours comme on pourrait normalement l'anticiper.

Comment expliquer cela? A vrai dire, il faut imputer ces récents mouvements surtout aux politiques monétaires de banques centrales des grands pays développés qui, à la recherche de moyens pour redresser l'économie, ont eu recours à des mesures exceptionnelles. On parlera aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon de QE, c'est-à-dire, pour simplifier grossièrement, de recours à la planche à billets et, plus pudiquement, en eurozone, d'apport en liquidité pour les banques de second rang. Le résultat, aux yeux des marchés financiers est le même: les banques centrales se tiennent prêtes à tout pour éviter un désastre économique.

Etant donné que la politique budgétaire est inefficace ou neutralisée par le niveau du taux d'endettement, seule la politique monétaire peut être utilisée. Ce soutien sans faille des banques centrales n'est d'ailleurs pas prêt de s'arrêter puisque la FED a confirmé qu'elle ne va pas remettre en cause dans l'immédiat son soutien à l'économie. Pas de "taper" comme disent les Américains. Ce qui, au passage, est en contradiction avec les propos tenus au printemps par Ben Bernanke. Le scénario est le même en zone euro où la BCE pourrait même de nouveau baisser ses taux. Le niveau de l'inflation est tel qu'elle possède une réelle marge de manoeuvre, si ce n'est un boulevard, pour essayer d'agir via cet instrument.

eurodollar forex

Vous l’avez certainement remarqué, en intra-day, la semaine dernière, il n’était pas aisé de prendre position sur le forex, et en particulier sur l’eurodollar. La volatilité était à de très hauts niveaux, et pas seulement le 1er novembre, jour férié qui voit, comme d’habitude, de nombreux investisseurs se mettre en retrait du marché.

En fait, on constate de plus en plus une réelle déconnexion entre les fondamentaux, que ce soient de l’économie américaine ou de l’économie européenne, et les taux de change. A part quelques annonces qui ont toujours été facteur de mouvements sur le forex, comme le chômage américain, les autres indicateurs n’ont soit pas d’effet direct soit n’influent pas les cours comme on pourrait normalement l’anticiper.

Comment expliquer cela? A vrai dire, il faut imputer ces récents mouvements surtout aux politiques monétaires de banques centrales des grands pays développés qui, à la recherche de moyens pour redresser l’économie, ont eu recours à des mesures exceptionnelles. On parlera aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon de QE, c’est-à-dire, pour simplifier grossièrement, de recours à la planche à billets et, plus pudiquement, en eurozone, d’apport en liquidité pour les banques de second rang. Le résultat, aux yeux des marchés financiers est le même: les banques centrales se tiennent prêtes à tout pour éviter un désastre économique.

Etant donné que la politique budgétaire est inefficace ou neutralisée par le niveau du taux d’endettement, seule la politique monétaire peut être utilisée. Ce soutien sans faille des banques centrales n’est d’ailleurs pas prêt de s’arrêter puisque la FED a confirmé qu’elle ne va pas remettre en cause dans l’immédiat son soutien à l’économie. Pas de “taper” comme disent les Américains. Ce qui, au passage, est en contradiction avec les propos tenus au printemps par Ben Bernanke. Le scénario est le même en zone euro où la BCE pourrait même de nouveau baisser ses taux. Le niveau de l’inflation est tel qu’elle possède une réelle marge de manoeuvre, si ce n’est un boulevard, pour essayer d’agir via cet instrument.

C’est ce qui explique la chute de l’euro la semaine passée. Le marché des changes a fait plonger la monnaie unique jusqu’à 1.3484 en plus bas hebdomadaire car les spéculateurs sont conscients que la reprise est tellement faible sur le Vieux-Continent que la BCE n’aura d’autre choix que d’agir de nouveau. Au lieu de recourir à des moyens compliqués, comme les opérations de LTRO, la banque centrale peut simplement encore baisser son taux, à un nouveau plus bas historique. Que l’assouplissement se produise ou pas, peu importe au final puisque cette anticipation est déjà intégrée dans les cours.

On pourra toutefois, pour les plus scrupuleux, s’intéresser aux propos de Mario Draghi à l’occasion de sa conférence de presse à Francfort jeudi après-midi, dans la foulée de la réunion du Conseil des Gouverneurs. Volatilité assurée.

Pour conclure, si on voudrait être un peu provocateur, nul besoin désormais de vraiment faire attention aux fondamentaux économiques pour trader les devises, seules les actions des banques centrales, celles anticipées et celles qui effectivement ont lieu, ont de l’importance.
 

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