« Short-squeeze » sur l’Euro

Mercredi, le trading sur la plupart des paires de devises face à l’euro s’est mené dans des conditions d’extrême nervosité. La paire EUR/USD a touché un nouveau niveau le plus bas de ce cycle en arrivant à 1.2145, suite aux mesures allemandes interdisant de vendre à découvert certaines valeurs mobilières, ce qui a engendré une grande insécurité et surtout, beaucoup d’incertitudes, tout en soulignant qu’il n’y avait pas d’approche européenne unifiée sur la crise.

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Mercredi, le trading sur la plupart des paires de devises face à l’euro s’est mené dans des conditions d’extrême nervosité. La paire EUR/USD a touché un nouveau niveau le plus bas de ce cycle en arrivant à 1.2145, suite aux mesures allemandes interdisant de vendre à découvert certaines valeurs mobilières, ce qui a engendré une grande insécurité et surtout, beaucoup d’incertitudes, tout en soulignant qu’il n’y avait pas d’approche européenne unifiée sur la crise.

La paire EUR/USD se traitait hier matin autour de son niveau le plus bas, alors que les investisseurs fuyaient les avoirs à risque comme la peste, y compris l’Euro. Cependant, pendant les heures de trading américaines, le marché s’est retourné, bien qu’on ne puisse pas donner une raison claire à ce retournement, autre qu’un « short-squeeze », qui se produit lorsque tout le monde sur le marché est déjà positionné dans une direction, ce qui peut pousser d’autres intervenants à prendre l’autre direction, forçant des acteurs du marché à utiliser des stops-loss.

En plus, on a entendu des rumeurs sur une possible intervention de la BCE pour freiner le déclin de la monnaie unique. Certaines sources ont même mentionné l’option d’une intervention coordonnée sur les marchés ou alors que la Grèce pourrait quitter la zone euro ou même l’Union européenne toute entière, ce qui a été démenti par des officiels grecs, mais le simple fait qu’un officiel ait fait un commentaire à ce sujet, qui semble ridicule, à donner sujet à des spéculations.

De toute façon, d’une manière ou d’une autre, les craintes d’une intervention ont été suffisamment fortes pour provoquer donc l’étincelle qui a allumé cet impressionnant « short-squeeze », qui a ramené illico la paire EUR/USD à 1.2400, en quelques courtes vagues de hausse, qui a poussé la paire à une fermeture de 1.2415, par rapport à la fermeture de mardi, qui était à 1.2202.

Sur d’autres paires, il semble que les rumeurs autour d’une intervention de la BNS sur la paire EUR/CHF soient fondées, puisqu’on est passé de 1.40 à 1.43 en très peu de temps, soit un mouvement encore plus important que sur le dollar. En fait, il n’est pas du tout exlus que le short-squeeze ait même été provoqué par cette intervention de la BNS.

Ce matin, les deux paires se traitent respectivement à 1.2377 et à 1.4227, avec de nouveau une légère baisse de l’Euro.

Hier soir, le Directeur de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a dit à Tokyo qu’il n’y avait pas besoin d’une intervention immédiate sur les marchés, dans la mesure où le niveau de l’Euro ne le préoccupait pas, seulement la rapidité de sa chute.

Il a répété ses bêtises habituelles sur le fait que les marchés, c’est-à-dire le public, se comportaient de manière irrationnelle, alors qu’il est bien entendu de notoriété publique que toutes ses actions à lui, ainsi que celles des autres politiciens de son genre, sont un modèle de rationalité. Et ben voyons. Avec des gens comme cela aux commandes, nous ne sommes pas sortis de l’auberge et la prudence sur l’Euro doit continuer à être de mise.

Du point de vue technique, il est clair que malgré les plans de sauvetage et le short-squeeze, la tendance baissière de l’Euro est toujours bien là. Le point de 1.2330 a été atteint et dépassé, qui était l’objectif de moyen terme. On devrait donc à ce stade revoir un rebond de l’Euro et un retour au calme avant la reprise de la baisse, mais vu les circonstances fondamentales, la plus grande prudence doit être de mise, surtout qu’il est clair que de nombreux pays du Sud de l’Europe ont besoin d’un Euro faible pour restaurer leur compétitivité.
 
La crédibilité des politiques fiscales et monétaires européennes est également en cause, tant que les déficits abyssaux ne sont pas éliminés et l’Etat-social, qui dévore les ressources des pays, ne soit pas ramené à sa juste taille.
Dans ces conditions, nous persistons donc dans notre opinion négative sur la paire EUR/USD, et sur les autres paires principales de l’Euro également. Sur l’EUR/USD, le prochain objectif central à la baisse est le plus bas niveau de 2005, 1.1640, si la cassure au-dessous de 1.2330 venait à se confirmer. D’un autre côté, un retour au-dessus de 1.2530 indiquerait que la pression s’est calmée et nous devrions alors faire une nouvelle estimation de la situation.

N’oubliez pas vos stops !!!

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