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La revue écofin du 10 juillet: Un “fond d’amortissement européen” en question

Les éléments Forex clés

• L’euro déçu l’Eurogroupe

• Une enveloppe potentielle de 100 milliards d’euros pour l’Espagne

• Un “fond d’amortissement européen” en question

La monnaie européenne s’appréciait face aux autres devises majeures, hier après midi, dans l’attente de la réunion de l’Eurogroupe.

Après sa forte baisse du weekend, la monnaie unique franchissait durablement hier le cap des 1.23 dollar au cours de la soirée (+0.39% sur la séance).

La monnaie européenne s’appréciait aussi face au yen (franchissant le seuil des 98 yens pour une clôture à +0.47%) et se stabilisait face à la monnaie britannique aux alentours de 0.7930 (+0.06%).

Ce regain de vigueur n’aura été que de courte durée, l’euro se dépréciant durant la nuit et retombant ce matin à 1.2290 dollar et 97.65 yens.

Comme prévu, les ministres des Finances de la zone euro n’ont pas fait de miracles. Une enveloppe potentielle de 100 milliards d’euros a été accordée à l’Espagne (dont 30 disponibles d’ici la fin du mois en cas d’urgence) et la date butoir de retour à un déficit public de 3% a été repoussée d’un an (2014). Cette aide devrait permettre aux espagnols de respirer le temps que les taux d’emprunt (supérieurs à 7%) redescendent à un niveau plus viable.

Ces mesures, bien que plus crédibles que les précédentes, n’étaient pas de nature à rassurer les cambistes.

L’indice de production industrielle français de mai s’avérait lui aussi très décevant en s’affichant en baisse de 1.9% tandis que le consensus des économistes l’attendait à -1%.

Ces nouvelles informations devraient conduire la monnaie européenne vers une nouvelle baisse aujourd’hui, oscillant entre 1.2250 et 1.23 dollar sur le marché des changes.

Parmi les nouvelles rassurantes du jour, Mario Draghi se disait hier “plutôt favorable” à la création d’un fond d’amortissement européen, sous certaines conditions. Ce fond ne permettrait pas à l’Europe d’emprunter en son nom collectif mais fonctionnerait plutôt comme un “pot commun” dans lequel seraient placées les dettes nécessitant un rééchelonnement. Ce “pot” serait lui-même refinancé à l’aide d’obligations adossées à des garanties communes.

Ce qui serait un premier pas vers la mutualisation des dettes, voulue par François Hollande, devrait d’abord être précédé d’une union budgétaire, soit l’abandon d’une grande partie de la souveraineté, précise le président de la BCE. Pas sûr que les leaders européens soient enchantés par cette éventualité…

 

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