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La revue écofin du 13 février 2012

Les éléments clefs
 

– Point sur les marchés européens
– Le parlement Grec vote le plan d’austérité dans un climat de violence
– Le marché d’actions russe, un marché à fort potentiel
 

Point sur les marchés européens
 

Les marchés d’actions européens sont orientés en hausse, les investisseurs voulant croire que le vote dans la nuit des mesures d’austérité par le Parlement grec va permettre de faire avancer le dossier de la crise de la dette souveraine.
 
Les bancaires sont particulièrement recherchées. Après plusieurs mois d’attente, tout s’est finalement passé comme prévu: le pays a mis en place plusieurs lois afin d’éviter un défaut. Les analystes estiment que le plus gros et le plus dur des mesures est adopté. Cela devrait empêcher les spéculateurs de faire monter encore plus le poids de la dette. Ce vote ouvre la voie à un déblocage d’un deuxième plan d’aide à Athènes, d’un montant de 130 milliards d’euros et éloigne ainsi le risque d’une faillite désordonnée de la Grèce. Les investisseurs attendent désormais de voir comment se déroulent plusieurs adjudications de dette prévues dans la matinée par plusieurs pays de la zone euro, qui feront figure de test du sentiment des marchés.
 

Le parlement Grec vote le plan d’austérité dans un climat de violence
 

Le parlement grec a approuvé dans la nuit de dimanche à lundi de nouvelles mesures d’austérité dans un climat de vives tensions à Athènes, où des bâtiments ont été incendiés lors d’affrontements entre émeutiers et forces de l’ordre, tandis que des violences étaient signalées dans plusieurs autres villes du pays. Cette loi, qui prévoit 3.3 milliards d’économies budgétaires par le biais de nouvelles baisses drastiques des salaires et des pensions de retraite et une nouvelle vague de suppression d’emplois dans la fonction publique, est exigée par les bailleurs de fonds de la Grèce, l’Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) en échange d’une nouvelle aide de 130 milliards d’euros jugée indispensable pour éviter la faillite au pays.
Tandis que les députés débattaient dimanche dans l’enceinte du parlement, des dizaines de milliers de Grecs s’étaient rassemblés à l’extérieur, sur la place de la Constitution (Syntagma), pour dénoncer cette nouvelle cure de rigueur, deux ans après le début de cette politique d’austérité draconienne.
 
En fin d’après-midi, des violences ont éclaté, les pires en Grèce depuis les semaines d’émeutes ayant succédé en 2008 à la mort d’un adolescent de 15 ans tué par la police.

Le marché d’actions russe, un marché à fort potentiel
 

Alors que certains petits pays d’Europe Centrale et Orientale sont très touchés par la crise que traverse la zone euro, la Pologne et la Russie sont relativement peu touchées, ces grandes économies étant dotées d’une importante base de consommation intérieure. Leur secteur bancaire est aussi peu lié à celui de l’Union.
 
Ainsi, la Russie affiche une croissance de 4.5% du produit intérieur brut, du fait de la cherté des prix du pétrole et du dynamisme de la consommation, en augmentation de 9% sur un an. Elle représente près de deux tiers du PIB, et la dette publique seulement 10%, contre un ratio de 90% pour la zone euro.
 
Moscou dispose de pas moins de 500 milliards de dollars de réserves de change, tandis que l’inflation a été par ailleurs ramenée en un an de 9% à près de 4%. Pourtant, les actions russes restent incroyablement bon marché, à moins de 6 fois les bénéfices attendus pour 2012, soit une décote de près de moitié par rapport au multiple moyen des marchés émergents.
 
Les pays que je recommande de surpondérer sont La Russie et la Pologne. La place moscovite bénéficie d’une économie forte et de valorisations attractives. La perspective de l’adhésion du pays à l’OMC, d’un programme massif de privatisations et de l’augmentation du taux de distribution des bénéfices des entreprises cotées devraient constituer un important catalyseur. Varsovie profite quant à elle de la stabilité de la Pologne et de son assez faible exposition à la zone euro. Pour l’Europe centrale et orientale dans son ensemble, ce sont principalement les avancées dans la résolution de la crise des pays de l’Union monétaire qui porteront les marchés d’actions.
 

Scénario du jour
 

Rome lancera des “missions de 12 milliards d’euros de bons à 4 et 12 mois puis Berlin des émissions de 4 milliards d’euros à 6 mois.
 
La parité EUR/USD ouvre la semaine sur un gap haussier permettant au cours de valider un retour au dessus de 1.32. Un maintien du cours au dessus de ce niveau confortera notre sentiment haussier sur la parité. A noter que la parité EURJPY vient de ré-ouvrir la semaine sur un gap haussier. Le cours teste actuellement la résistance située à 103 points. Nous conseillons de ne traiter que les positions longues tant que le cours sera situé au dessus de 101.50. Enfin, la parité GBP/JPY continue de tester la résistance à 122.66 après avoir ouvert dimanche soir sur un léger gap haussier. La parité évolue toujours au dessus de son oblique haussière, ce qui constitue un signe positif.

Par William Durandet,

 

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