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La revue écofin du 1er février 2012

Les éléments clefs
 

– Le Contre la montre de la Grèce
– La Suisse n’a plus de secret pour Washington.
– Dassault prêt pour le décollage
 

Analyse du jour
 

Le Contre la montre de la Grèce
 
Le raffermissement de l’euro que nous avions observé lors des derniers jours est en train de s’essouffler.
 
En cause: la Grèce doit conclure au plus vite un accord avec le secteur privé pour effacer 100 milliards d’euros de sa dette abyssale.
 
De ce compromis, dépend le versement d’une aide de 130 milliards de l’UE promise en octobre. Mais les négociations traînent en longueur depuis près de trois semaines. Le président de l’UE, Herman Van Rompuy, a appelé lundi à trouver un accord d’ici la fin de la semaine.
 
Il faut dire que le temps presse: Athènes doit rembourser 14.5 milliards d’euros de prêts le 20 mars, faute de quoi le pays sera en cessation de paiements.
 
Un accord doit être trouvé au plus tard en début de semaine prochaine, selon des sources ayant requis l’anonymat.
 
Les investisseurs redoutent aussi que le Portugal, autre pays aux finances publiques exsangues, ne demande à son tour à ses créanciers privés d’accepter de nouvelles pertes importantes.
 
L’euro pâtissait aussi d’un mouvement général d’aversion du risque après des indicateurs économiques ressortis en-deçà des attentes la veille aux Etats-Unis.
Alors que la première économie mondiale avait commencé à donner des signes de reprise, l’indice mesurant la confiance des consommateurs a baissé plus nettement que prévu en janvier, les consommateurs se disant notamment inquiets pour l’emploi. C’est de mauvais augure avant le rapport mensuel sur l’emploi qui doit être publié vendredi aux Etats-Unis.
 
La Suisse n’a plus de secret pour Washington
 
Les autorités suisses s’apprêtent à livrer des milliers de données bancaires codées aux Etats-Unis, a-t-on appris mardi 31 janvier. Celles-ci ne seront rendues lisibles qu’en cas d’accord entre Berne et Washington sur l’épineux dossier de l’évasion fiscale.
 
Le ministère des finances helvétique a démenti des informations des médias suisses, selon lesquelles des millions de données bancaires ont été transférées aux autorités américaines.
 
Selon le quotidien germanophone suisse Blick, il s’agirait de la banque Credit Suisse et les documents incriminés sont des emails, des courriers internes, des documents sur les employés et des profils de clientèle. Le ministère des finances évoque quant à lui seulement des “données codées d’employés“.
 
Berne, qui se trouve sous pression des autorités américaines, décidées à venir à bout de l’évasion fiscale, espère conclure avec Washington un accord fiscal permettant de régulariser la situation des banques suisses aux Etats-Unis et des clients américains coupables d’évasion fiscale.
 
Selon les médias suisses, ces données codées permettraient à la Suisse de montrer sa bonne volonté tout en poussant les Etats-Unis à conclure un accord semblable à ceux signés avec le Royaume-Uni et l’Allemagne.
 
Dassault prêt pour le décollage
 
Le Rafale raillé, le Rafale conspué, mais, finalement, le Rafale commercialisé. A l’annonce de la décision de l’Inde d’entrer en négociation exclusive avec Dassault pour acheter 126 exemplaires du célèbre avion de chasse, on en prendrait presque des accents gaullistes pour saluer la victoire qui se profile.
 
Imaginez onze ans d’échecs répétés aux quatre coins du monde, des Pays-Bas à la Corée du Sud en passant par Singapour et le Maroc. Personne n’en avait voulu de notre couteau suisse aéronautique, l’avion multifonctions, capable d’accomplir toutes les missions d’un seul coup d’aile.
 
Même les Suisses justement ont fait la fine bouche en préférant acheter suédois. On finissait par croire que l’aéronautique était un sport qui coûte très cher et dans lequel les Français perdent toujours à la fin.
 
Et puis voilà, au moment où on s’y attendait le moins, alors qu’on croyait que le seul client que le Rafale trouverait jamais c’était le contribuable, le gros lot, le contrat du siècle, celui qu’il ne fallait pas rater parce que, d’après les experts, des comme ça, il n’y en aura plus. Chez Dassault, comme du côté de l’Etat, qui porte depuis des années le Rafale à bout de bras, on savoure le moment.
 
1.15 milliard d’euros, c’est l’argent gagnés en Bourse par Dassault sur la seule journée du mardi 31 janvier.
 

Scénario du jour
 

L’euro continuait de baisser mercredi face au dollar, pâtissant des interminables négociations entre la Grèce et ses créanciers privés qui peinent à trouver un accord pour effacer une partie de la colossale dette du pays, estimaient les cambistes.
 
La parité EUR/USD a validé hier un retour sous 1.31 après un double top sur la résistance située à 1.32. Les indicateurs sont plutôt mitigés. Nous resterons neutre sur la parité tant que le cours sera situé entre 1.30 et 1.31.
 
Nous conseillerons d’entrer ou de ne traiter plus que les positions dans le sens de sortie de cette fourchette de cotations:
– Long si 1.31 est recassé à la hausse.
Une cassure haussière de 1.32 offrira ensuite un nouveau signal d’achat.
– Short si le cours casse 1.30 à la baisse.
Une cassure baissière de 1.29 offrira ensuite un nouveau signal de vente.
 
Ce mercredi, les investisseurs surveilleront la publication des chiffres du cabinet ADP sur l’état de l’emploi dans le secteur privé en janvier à 14h15 et l’indice ISM mesurant l’activité dans l’industrie en janvier à 16h.

 

Par William Durandet

 

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