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La revue écofin du 25 juillet: La Grèce passée au microscope

Les éléments Forex clés

• L’EURUSD suit une tendance baissière

• L’Espagne sous pression

• La troïka visite la Grèce

La paire EURUSD semble s’être stabilisée au cours de la nuit après un début de semaine reflétant la panique des investisseurs. Grâce aux volumes estivaux de moindre importance, l’euro a trouvé un soutien à hauteur de 1.2050 dollar.

La monnaie unique s’est légèrement appréciée au cours de la nuit sous l’effet de prises de bénéfices et est repartie de plus belle à l’ouverture des places européennes, prenant +0.37% face au billet vert (repassant au dessus des 1.21) et +0.45% face au yen (94.65) en une demi-heure.

Cette demande d’euros, due à une prise de bénéfices, ne devrait pas faire le poids face aux problèmes de financement rencontrés par les régions espagnoles. Au cours de la journée, le plancher de 1.2050 dollar devrait probablement céder face aux attaques des cambistes.

La clôture à la baisse du Nikkei (-1.44%) a entrainé la monnaie japonaise à la baisse au cours de la nuit et en ce début de matinée. Le yen abandonne ainsi 0.45% face à la livre sterling et 0.13% face à la monnaie américaine.

Dans la journée d’hier, la Catalogne a reconnu qu’elle “pourrait avoir besoin d’une aide financière du gouvernement“. Il s’agit de la troisième région après Valence et Murcie, mais cette nouvelle a grandement affecté le financement espagnol puisque la région de Barcelone représente près de 25% du PIB de l’Espagne. Ainsi, le Trésor Espagnol levait à six mois des capitaux à un taux de 3.691% ; l’un des plus élevé sà court terme depuis la création de l’euro.

Autre fait marquant, sur les marchés secondaires, les rendements à cinq ans de la dette espagnole ont dépassé ceux à 10 ans, pour la première fois depuis la mise en circulation de l’euro. Lorsqu’un émetteur se finance à court terme de manière plus onéreuse qu’à long terme, cela signifie que les investisseurs pensent que le risque de défaut ou de restructuration de la dette a augmenté.

Par ailleurs, les observateurs du Fond monétaire international, de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne arrivent aujourd’hui en Grèce pour examiner les finances du pays. Les objectifs –en fait les contreparties, du plan d’aide de 130 milliards d’euros- ont pris du retard suite à la difficile formation du gouvernement au printemps. Plusieurs responsables européens se sont dits sceptiques quant à la capacité du pays à honorer ses engagements et n’excluent pas la possibilité d’une nouvelle restructuration de la dette.

La Grèce connait déjà un taux de chômage de près de 24%, instaurer des mesures d’austérité encore plus drastiques serait noyer le peuple dans son propre sang et ne permettrait sûrement pas un retour vers la croissance plus rapide.

 

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