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La revue écofin du 29 mai: Aujourd’hui la Grèce, demain l’Espagne?

Les éléments Forex clés

– L’Espagne refuse le plan d’aide international

– Les ventes aux détails ibériques s’effondrent

– Le rallye haussier du dollar perd de sa force

La semaine dernière la Grèce dominait les débats, impossible d’allumer son poste de télévision sans en entendre parler. Après ce week-end prolongé de la Pentecôte c’est le cas espagnol qui revient sur le devant de la scène. Vous remarquerez quelque chose d’intéressant, c’est l’emprise croissante des médias sur le Forex et la bourse en général. La mondialisation de l’information, le ressassement perpétuel des choses arrive à canaliser l’opinion publique dans un sens et créer la panique. Cela à donc une influence certaine sur les cours.

Recentrons nous sur l’économie, les banques espagnoles sont dans une mauvaise posture, il faudra impérativement recapitaliser celles-ci. A défaut, la crise que vivent actuellement nos voisins ne fera qu’empirer. C’était sans compter sur la fierté méditerranéenne. En effet, Mariano Rajoy s’est opposé à tout sauvetage international, solution pourtant préconisée par le chef de l’Etat François Hollande lors du G8.

Comment trouver les 20 milliards d’euros que Bankia demande à Madrid alors que les étrangers fuient l’Espagne? En effet, seuls 20% des bons émis en mai ont été achetés par des investisseurs étrangers. Et comme si cela ne suffisait pas, les taux d’intérêts de l’autre coté des Pyrénées atteignent des sommets (6.47%), les banques rachètent massivement la dette de leur propre pays sans autre solution.

Les nouvelles économiques sont amères, l’Espagne voit ses ventes aux détails reculer de 9.8% sur l’année, un chiffre difficile à digérer puisqu’il est beaucoup plus élevé que les prédictions des analystes. Tous ces éléments soulignent clairement les difficultés de la péninsule ibérique, une triste affaire à suivre.

Sur le marché des changes, le billet vert est toujours à l’honneur, la tendance haussière semble perdre un peu de son momentum, il faudra surveiller cela de près, les non-Farm payroll de vendredi pourraient créer la surprise.

Analysons ce qu’il se passe sur l’eurodollar. La paire évolue depuis 3 jours entre 1.25 et 1.26. Ainsi, si vous avez suivi notre conseil de vendredi consistant à acheter à 1.25 avec un stop très court de l’ordre de 25 à 40 pips vous avez sans doute dégagé des gains sympathiques avec des ratios gains/pertes élévés. Le support des 1.25 semble tenir, jusqu’à quand? S’il est cassé la baisse se prolongera inéluctablement.

Les paires qu’il faudra le plus surveiller sont celles liés aux matières premières telles que l’aussie et le kiwi. Les deux cousins sont par définition des devises idéales pour le carry trade, les cambistes aiment donc être long dessus pour collecter un swap quotidien confortable. Or, depuis janvier le dollar australien a perdu plus de 1000 pips, un élément déclencheur pourrait renverser cette tendance.

Acheter l’AUD vers 0.9750/0.98 avec un stop de 200 pips et laisser filer la position pourrait s’averer fructueux dans les semaines à venir.

 
 

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