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La revue écofin du 9 février 2012

Les éléments clefs

Les concessions de la BCE concernant la restructuration de la Grèce
• Un accord Grec presque trouvé
 

L’analyse du jour
 

Les concessions de la BCE concernant la restructuration de la Grèce
 
La Banque centrale européenne a fait d’importantes concessions concernant les obligations d’Etat grecques qu’elle détient, qui vont contribuer à réduire le fardeau de la dette du pays, ont indiqué des sources proches des négociations.
 
La BCE a accepté d’échanger les emprunts d’Etat grecs qu’elle a achetés l’an dernier sur le marché secondaire à un prix inférieur à leur valeur faciale, à condition que les négociations en cours sur une restructuration de la dette du pays aboutissent.
 
Cette transaction ne fera pas subir de perte à la BCE, mais on ne sait pas si la banque centrale va échanger ses obligations au prix en dessous du prix auquel elles les a achetées ou si elle va réaliser un bénéfice, selon les sources. Un porte-parole de la BCE a refusé d’apporter un commentaire.
 
Il s’agirait pour la BCE d’échanger ses obligations grecques contre des obligations du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le FESF ne détiendra pas ces titres de dette sur son bilan, mais les rendra à la Grèce, qui s’engagera alors à rembourser au FESF le prix d’achat des obligations.
Ce dispositif pourrait permettre de réduire la dette grecque de 11 milliards d’euros, selon les estimations des analystes, ce qui représente la différence entre le prix auquel la BCE a acheté ces obligations et leur valeur faciale.
 
Les sources proches des négociations ont cependant ajouté que les banques centrales nationales de la zone euro, qui détiendraient selon les estimations environ 12 milliards d’euros d’obligations d’Etat grecques dans leurs portefeuilles d’investissement, ne participeront pas à la restructuration de la dette grecque, ce qui veut dire qu’elles vont exiger d’être totalement remboursées.
 
Par ailleurs, la proposition allemande de verser l’aide à la Grèce sur un compte bloqué qui servira d’abord à payer les intérêts aux créanciers avant d’alimenter le budget grec fait son chemin parmi les autres créanciers internationaux du pays, mais Athènes s’oppose à ce projet, ont indiqué les sources.
 
Un accord Grec presque trouvé
 
Les responsables des trois partis de la coalition gouvernementale grecque ne sont pas parvenus jeudi à s’entendre sur l’ensemble des réformes exigées par les bailleurs de fonds, contraignant le ministre des Finances à se rendre à Bruxelles sans accord complet.
 
Les autres ministres des Finances de l’UE espèrent que le ministre grec pourra leur présenter un engagement sur des mesures d’économie de l’ordre de 3.3 milliards d’euros cette année. Mais après une nuit de tractations avec des négociateurs de l’UE et du Fonds monétaire international et les chefs de file des trois partis grecs, Antonis Samaras de Nouvelle Démocratie, George Papandréou du Pasok et George Karatzaferis du LAOS. Venizelos a déclaré qu’il existait toujours un point de désaccord, sans préciser lequel.
 
« Je pars pour Bruxelles dans peu de temps, avec l’espoir que le sommet de l’Eurogroupe aura lieu, et qu’une décision positive sur le nouveau programme sera prise. La survie financière de ce pays dans les prochaines années dépend de ce nouveau programme. Tout le monde doit avoir en ce moment le sens des responsabilités», a-t-il ajouté
 
A l’issue de sept heures de réunion, le Premier ministre grec Lucas Papadémos avait annoncé mercredi soir que les chefs des trois partis avaient donné leur accord aux réformes exigées en échange d’une nouvelle aide de 130 milliards d’euros, à l’exception d’un point. Papadémos a dit jeudi matin souhaiter qu’un accord soit conclu avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro, jeudi en fin d’après-midi à Bruxelles, pour décider des grandes lignes d’un plan d’aide à Athènes.
 
D’après Beglitis, les responsables sont cependant tombés d’accord pour accepter de baisser le salaire minimum de 22%.
 
Une contraction
 
L’économie grecque devrait se contracter de 4% à 5% cette année, a dit mercredi une source gouvernementale, citant des chiffres figurant dans un projet d’accord, envoyé au Fonds monétaire international , relatif au nouveau plan d’aide du pays.
 
Le recul du produit intérieur brut (PIB) 2012 sera donc bien plus important que la baisse de 2.8% retenue dans le budget 2012 présenté en novembre.
 
Les économistes interrogés fin janvier par Reuters voient le PIB de la Grèce baisser de 3.7% en 2012. Selon d’autres sources, il figure dans le projet d’accord transmis au FMI l’engagement de prendre des mesures fiscales représentant 13 milliards d’euros d’ici 2015.
 
Athènes, qui doit rembourser en mars 14.5 milliards d’euros d’obligations arrivant à échéance, doit trouver dans l’urgence un accord de restructuration de sa dette afin de s’assurer un deuxième plan de sauvetage international et ainsi éviter un défaut de paiement “désordonné“. Le niveau d’endettement de la Grèce ne sera pas tenable si le niveau de la décote sur sa dette est limité à 70%, a prévenu de son côté l’agence de notation Standard & Poor’s.
 

Scénario du jour
 

En Grande Bretagne, vers 13h00 nous attendrons le relevé des taux d’intérêts qui devraient resté inchangés à 0.50%.
 
Vers 13h45, annonce des taux d’intérêts de l’Europe eux aussi inchangés à 1.00%
 
Vers 14h30, aux Etats-Unis, annonce de la revendication au chômage prévu à 388K personnes au lieu de 367K. Cette annonce aura un impact négatif sur le dollar.
 
A 14h30, la BCE tiendra une conférence de presse
 
La Banque Centrale Européenne tient cette conférence de presse mensuelle environ 45 minutes après avoir annoncé son taux directeur. Elle dure une heure et se divise en deux parties:
 
• la première comporte la lecture d’un communiqué préparé à l’avance et la seconde permet à la presse de poser ses questions, dont les réponses, par leur fréquente spontanéité, stimulent souvent la volatilité des marchés.
 
Elle détaille les facteurs ayant affecté ses décisions politiques, notamment pour les taux directeurs, comme les prévisions économiques générales et l’inflation, tout en fournissant avant tout des indices sur la politique monétaire future.
 
Si le communiqué est plus hawkish que prévu, c’est généralement un bon signe pour l’euro.
 
La parité EUR/USD a validé hier une cassure haussière de la résistance située à 1.32 offrant un nouveau signal d’achat. Tous les indicateurs sont haussiers.
 
Par William Durandet

 

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