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La SEC ouvre une enquête sur Goldman Sachs

Selon un article en date du 23 décembre dernier du New York Times, le gendarme de la Bourse américain, la SEC, a récemment ouvert une enquête sur plusieurs établissements de Wall Street, dont la prestigieuse firme Goldman Sachs. Sont également visés par cette enquête d’autres noms prestigieux de cette place financière comme Morgan Stanley ou Deutsche Bank mais aussi de petites sociétés d’investissement moins connus du grand public comme Tricadia.

La SEC soupçonne ces sociétés d’avoir vendu à leurs clients des placements « subprime » dont eux-même cherchaient à se débarrasser. Goldman Sachs aurait ainsi, d’après les informations diffusées par le New York Times, anticipé l’éclatement de la bulle immobilière dès 2006. C’est à partir de ce moment là que la banque d’affaires aurait cherché à se désister de son portefeuille de CDO (collaterized debt obligations), plus communément appelés Abacus. Dans le même temps, la banque aurait continué de vendre de tels produits à ses clients, notamment à de nombreux investisseurs institutionnels.

Face à de telles accusations, la banque n’a pas tardé à réagir en publiant un communiqué sur son site internet stipulant, dans les grandes lignes, que «Goldman Sachs, comme beaucoup d’autres institutions financières, a subi des pertes substantielles dans son portefeuille de crédits hypothécaires, en raison de la détérioration du marché immobilier». Au total, ces pertes sont estimées à plus de 1,7 milliard de dollars pour l’année 2008.

La banque d’affaires est donc une nouvelle fois sous les projecteurs. A plusieurs reprises cet automne, Goldman Sachs a défrayé la chronique. Banque aidée par le gouvernement fédéral, celle-ci a dégagé ses meilleurs résultats à la faveur de la crise et a attisé la polémique dans l’opinion et dans la classe politique après avoir décidé de verser des bonus exorbitants à ses traders en pleine période d’augmentation du chômage. De plus en plus de voix s’élèvent désormais contre le géant de Wall Street, dont l’impunité apparente et les erreurs de communication commencent à agacer jusqu’à Washington.

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