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L’actualité économique et des marchés financiers

Les places boursières russes n’ont pas suivi la tendance des places boursières asiatiques aujourd’hui puisque les principaux indices boursiers russes ont ouvert dans le rouge ce matin. L’indice Micex a ainsi perdu près de 1,12% à l’ouverture, chutant à 1.317,65 points tandis que l’indice RTS a accusé une chute de 1,43% à 1.364,83 points.

Le rouble suivait également la tendance des bourses russes, perdant près de 9 kopecks face au dollar américain en raison du retour de l’aversion pour le risque tandis qu’il avançait de 3 kopecks face à l’euro qui restait plombé par les craintes au sujet de la dette de certains Etats européens.

Cette baisse de l’euro a aussi des répercussions importantes sur le marché des obligations d’Etats puisqu’hier les obligations de l’Espagne, de la Grèce et de l’Irlande ont continué de sombrer tandis que le Bund allemand avait les faveurs des investisseurs. Ce mouvement devrait vraisemblablement se poursuivre aujourd’hui.

En dépit de la faiblesse de la monnaie unique européenne, la Banque centrale russe a affirmé aujourd’hui par la voix d’Alexeï Oulioukaïev sa foi en la stabilité de la devise européenne en tant que réserve monétaire. Il a reconnu que la zone euro subit une période d’instabilité liée à l’absence de politique monétaire unifiée mais ces difficultés devraient être surmontées à l’avenir. A l’instar de la Russie, de nombreux partenaires commerciaux ont affirmé au cours des derniers jours leur foi dans la monnaie unique européenne.

Enfin, après une quatrième baisse de son taux d’intérêt depuis le début de l’année, la banque centrale russe devrait opter pour le statu quo pour les mois à venir selon le responsable de l’institution.

Par ailleurs, alors que le chômage dans la zone euro dépasse désormais les 10%, l’Espagne a pu se vanter de voir son taux de chômage se réduire au mois de mai. En effet, le chômage a chuté de 1,8% au cours du mois précédent, soit une baisse nettement plus forte que prévu par les économistes. Le pays compte désormais 4,06 millions de chômeurs. Pour autant, le chômage reste particulièrement élevé dans le pays, devant probablement s’inscrire à 19% pour l’année à venir. D’ailleurs, l’importance du taux de chômage en Espagne a largement influencé la décision des agences de notation de réduire la note souveraine du pays la semaine dernière.

La crise européenne a aussi des répercussions jusqu’en Iran puisque la banque centrale du pays, qui pourrait être visée prochainement par des sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU, a décidé de convertir 45 milliards d’euros de ses réserves en dollars et en or selon la chaîne de télévision Press TV. Il y a deux ans, la banque centrale avait opéré le mouvement inverse en convertissant une partie de ses réserves en dollars en euros suite à la crise financière. L’objectif de la banque centrale est de préserver ses réserves, soulignant une certaine inquiétude à moyen terme sur le taux de change de l’euro.

Enfin, l’un des évènements centraux de la semaine pourrait être perturbé puisque suite à la démission du Premier ministre japonais aujourd’hui, le ministre des Finances japonais, Naoto Kan, pourrait être absent du sommet du G20 en Corée du Sud à la fin de la semaine. Le principal sujet de préoccupation devrait être une nouvelle fois la crise de la dette en Europe.

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