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Le baht thaïlandais à son plus bas niveau

Selon différents analystes du marché des changes, plusieurs banques centrales asiatiques seraient récemment intervenues sur le Forex, nommément les banques centrales de Thaïlande, de Malaisie et d’Indonésie, afin de défendre leurs devises respectives. Pour l’instant, seule la banque centrale de Thaïlande a reconnu cette intervention sur le marché des changes, soulignant qu’elle était prête à répéter l’opération si le baht se montrait de nouveau trop volatil. La dégradation de la situation politique en Thaïlande, dont le dernier épisode s’est traduit par la mise en place de l’état d’urgence, a poussé le baht à son plus bas niveau face au dollar sur le marché des changes depuis un an. Cette chute du baht a entraîné dans son sillage le ringgit malaisien et la roupie indonésienne. Les autorités monétaires de Corée du Sud sont également intervenues, verbalement, afin de permettre un léger rebond du won face au dollar.

Cette baisse des monnaies asiatiques reflète notamment le rebond du dollar ces dernières semaines. Les devises occidentales ne sont pas épargnées par celui-ci puisque l’euro a connu de nouveau un plus bas face à la devise américaine, passant pour la première fois depuis le 11 février sous la barre de 1,45 dollar. La devise américaine a été requinquée par un rapport positif et plutôt rassurant de l’OCDE et par l’affaiblissement de l’ouragan Gustav qui n’a pas causé les dégâts attendus.

Concernant le yen, il n’a pas été affecté par la démission surprise hier du premier ministre Fukuda. Les cambistes en effet ne s’attendent aucunement à un changement de politique monétaire et économique tant que de nouvelles élections ne seront pas organisées.

Enfin, concernant la Suisse, dont la devise se repliait ce matin face à la devise de la zone euro et face au dollar, le Secrétariat d’Etat à l’économie a annoncé aujourd’hui un ralentissement du PIB au deuxième trimestre, avec une croissance de 0,4%, par rapport au trimestre précédent. Cette tendance devrait a priori se poursuivre au deuxième semestre. Après avoir enregistré une croissance de 3,1% en 2007, l’économie suisse a commencé cette année à marquer le pas, avec un PIB divisé par deux au premier et deuxième trimestre 2008 par rapport à l’année précédente.

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