Le come-back économique de la France n’est ni pour demain ni pour après-demain

Nouvelle semaine horrifique pour la France. Le gouvernement a, en effet, confirmé une baisse de l'activité de 0.1% au T3. Sur la période, celle-ci s'est accompagnée de près de 17 000 destructions d'emplois dans le secteur privé, et une inflation qui pointe à seulement 0.7% en octobre, un plus bas depuis quatre ans qui fait craindre un scénario de déflation. Cette mauvaise surprise confirme qu'il sera extrêmement difficile pour le pays de sortir d'années de crise.

L'optimisme demeure cependant du côté de Paris pour le T4 avec une prévision de croissance de 0.4% par la Banque de France. Les défis majeurs demeurent cependant comme l'ont souligné plusieurs acteurs extérieurs ces derniers jours. La Commission Européenne a validé le projet de budget du pays pour 2014 mais en émettant de sérieuses réserves, le gouvernement n'ayant au final aucune marge de manoeuvre si ses prévisions s'avèrent fausses. Bruxelles a également pointé du doigt la lenteur des réformes structurelles après les premiers mois énergiques du quinquennat.

C'est exactement la même ligne qu'a eu l'OCDE dans un rapport récent qu'il sera difficile d'ignorer par l'exécutif, puisqu'il a été commandé par François Hollande lui-même. Ce rapport conclut que la France, en l'absence de réformes réelles et viables au niveau du marché du travail et des retraites, est en train de perdre en compétitivité rapidement, jusqu'à finir derrière les pays du Sud de l'Europe qui ont été contraints, par la crise de la dette européenne, de prendre des mesures rapides et de grande ampleur.

Hollande nul

Nouvelle semaine horrifique pour la France. Le gouvernement a, en effet, confirmé une baisse de l’activité de 0.1% au T3. Sur la période, celle-ci s’est accompagnée de près de 17 000 destructions d’emplois dans le secteur privé, et une inflation qui pointe à seulement 0.7% en octobre, un plus bas depuis quatre ans qui fait craindre un scénario de déflation. Cette mauvaise surprise confirme qu’il sera extrêmement difficile pour le pays de sortir d’années de crise.

L’optimisme demeure cependant du côté de Paris pour le T4 avec une prévision de croissance de 0.4% par la Banque de France. Les défis majeurs demeurent cependant comme l’ont souligné plusieurs acteurs extérieurs ces derniers jours. La Commission Européenne a validé le projet de budget du pays pour 2014 mais en émettant de sérieuses réserves, le gouvernement n’ayant au final aucune marge de manoeuvre si ses prévisions s’avèrent fausses. Bruxelles a également pointé du doigt la lenteur des réformes structurelles après les premiers mois énergiques du quinquennat.

C’est exactement la même ligne qu’a eu l’OCDE dans un rapport récent qu’il sera difficile d’ignorer par l’exécutif, puisqu’il a été commandé par François Hollande lui-même. Ce rapport conclut que la France, en l’absence de réformes réelles et viables au niveau du marché du travail et des retraites, est en train de perdre en compétitivité rapidement, jusqu’à finir derrière les pays du Sud de l’Europe qui ont été contraints, par la crise de la dette européenne, de prendre des mesures rapides et de grande ampleur.

Dans ce contexte, l’année 2014 risque d’être décisive pour insuffler une nouvelle dynamique politique prompte à rassurer les acteurs économiques. Les dernières mesures de réduction du déficit ont reposé en grande partie sur le recours à l’impôt, entrainant une baisse de la consommation et des investissements mais ayant aussi pour conséquence, une première depuis plusieurs années, de créer une contestation massive du pouvoir en place, avec la possibilité de troubles sociaux de grande ampleur.

Pourtant, les pistes pour renouer avec une réelle marge de manoeuvre budgétaire existent. Récemment, un think tank français, la Fondation Concorde, a proposé un budget alternatif pour l’an prochain avec pour résultat près de 33.6 milliards d’euros d’économies, essentiellement en réduisant le train de vie de l’Etat et en rationalisant. Avec la réduction de 10 milliards d’euros des dotations de l’Etats aux collectivités locales et, dans les mêmes proportions, en baissant les dépenses de fonctionnement des ministères, hors dépenses de personnel. De telles mesures auraient pour effet de rassurer les Français face à l’instabilité fiscale quasi-quotidienne et d’inciter, grâce à l’ajout de dispositifs idoines, les entreprises à investir et à embaucher. Le risque est cependant de s’attaquer directement à des intérêts politiques en agissant ainsi mais, au regard de la popularité de l’exécutif, y compris à Gauche, il n’y a rien à perdre à tenter une telle approche.
 

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