Le désastre économique vénézuélien: la faute à la mort de Chavez?

Est-ce que la mort d'un leader politique peut perturber drastiquement le fonctionnement de l'économie et même entraîner une pénurie de papier toilette? C'est ce qu'affirment du moins la banque centrale du Venezuela, et sa nouvelle présidente nommée par l'exécutif, Edmée Betancourt.

Dans une de ses premières interventions sur l'état de l'économie depuis sa prise de fonction, Edmée Betancourt a accusé le climat politique instable dans le pays lié à la mort du président Chavez d'influencer grandement les fondamentaux du Venezuela, laissant craindre selon certains experts une hémorragie économique similaire à la période 2008-2009 lorsque le prix de l'or noir avait lourdement dégringolé. L'exécutif vénézuélien a souligné dans plusieurs interventions et communiqués qu'une "guerre économique" est menée contre le nouveau président Nicolas Maduro dont l'élection est contestée par l'opposition qui a récemment cherché du soutien auprès de la Colombie pour opérer un recomptage des bulletins de vote.

Maduro Venezuela

Est-ce que la mort d’un leader politique peut perturber drastiquement le fonctionnement de l’économie et même entraîner une pénurie de papier toilette? C’est ce qu’affirment du moins la banque centrale du Venezuela, et sa nouvelle présidente nommée par l’exécutif, Edmée Betancourt.

Dans une de ses premières interventions sur l’état de l’économie depuis sa prise de fonction, Edmée Betancourt a accusé le climat politique instable dans le pays lié à la mort du président Chavez d’influencer grandement les fondamentaux du Venezuela, laissant craindre selon certains experts une hémorragie économique similaire à la période 2008-2009 lorsque le prix de l’or noir avait lourdement dégringolé. L’exécutif vénézuélien a souligné dans plusieurs interventions et communiqués qu’une “guerre économique” est menée contre le nouveau président Nicolas Maduro dont l’élection est contestée par l’opposition qui a récemment cherché du soutien auprès de la Colombie pour opérer un recomptage des bulletins de vote.

Plusieurs chiffres concernant l’évolution économique du pays doivent être publiés cette semaine par la banque centrale mais les autorités financières ont déjà annoncé que les chiffres seront mauvais. Les experts internationaux ne se fient d’ailleurs pas à ces données puisque depuis plusieurs années le Venezuela a décidé de ne pas communiquer sur certains chiffres économiques standards nécessaires pour la compréhension de l’évolution de l’activité.

Sous l’effet d’une reprise du cours du baril, en 2012, le Venezuela a pu afficher une croissance de près de 5.6% mais dont les bénéfices ont essentiellement servi à faire accélérer le rythme des dépenses publiques pour l’élection présidentielle de l’automne de l’année dernière qui avait permis à Hugo Chavez d’être réélu pour un nouveau mandat de six ans.

Le pays, qui ne produit presque plus rien, puisqu’il est même obligé d’importer le papier toilette et les hosties, a connu depuis l’élection contestée de Nicolas Maduro une nouvelle déstabilisation économique. La principale confédération industrielle, dans une de ses plus récentes enquêtes, a noté que la production a quasiment été stoppée dans le pays du fait d’un tarissement de l’accès aux devises étrangères, pour effectuer les achats en dollars, et donc d’un accès aux matières premières. Toujours selon cette enquête, les chefs d’entreprise interrogés soulignent que le niveau des ventes et de la production au premier trimestre est tombé au niveau de 2008, lors de la grave crise mondiale.

Le gouvernement, qui est contesté par la moitié de la population et fait l’objet de luttes internes qui ont été révélées dans les médias ces dernières semaines, peine à prendre les mesures nécessaires et notamment à rétablir un accès aux devises étrangères pour les entreprises. Certaines doivent faire face à un délai de plus de huit mois pour pouvoir accès aux dollars nécessaires pour payer les importations et faire tourner par conséquent la machine productive. La forte perturbation de l’accès aux devises étrangères, liée à une décision du gouvernement de remettre en cause l’ancien système sans en proposer un nouveau, a provoqué des goulets d’étranglement, et une chute de la production à un point tel que les supermarchés dans le pays peinent même à fournir des produits de première nécessité.

Le rêve d’Hugo Chavez de créer le “Socialisme du XXIème siècle” a, dans ces conditions, certainement encore moins de chance d’aboutir que pendant son vivant. A moins qu’il ne s’agisse en fait d’un cauchemar.
 

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