Le monde au bord d’une nouvelle guerre des devises

C'est confirmé, le monde entre dans une nouvelle guerre…la guerre des devises!

Selon un membre éminent de la banque centrale russe, Aleksey Ulyukaev, plusieurs pays sont susceptibles de manipuler de nouveau les taux de change afin de maintenir leur compétitivité économique. En d'autres termes, les banques centrales risquent de dévaluer leur propre devise afin de donner un coup de fouet aux exportations, un secteur souvent crucial pour bien des économies.

Comme on le sait suffisamment en tradant sur le marché des changes, lorsque la monnaie d'un pays part à la baisse, cela signifie que le taux de change d'autres devises va partir à la hausse, nuisant à la compétitivité des pays concernés.

Des propos similaires ont d'ailleurs été tenu par l'économiste en chef de la Banque Mondiale, Kaushik Basu, à la différence près qu'il s'attend à ce que la guerre des devises n'ait pas lieu avant l'année prochaine. Il met en avant que le fait que la crise de la dette européenne mais également les questions budgétaires aux Etats-Unis, dont le relèvement attendu du plafond de la dette, vont représenter les risques les plus importants pour la stabilité des taux de change en 2013.

Certains pays ont toutefois déjà pris les devants.

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C’est confirmé, le monde entre dans une nouvelle guerre…la guerre des devises!

Selon un membre éminent de la banque centrale russe, Aleksey Ulyukaev, plusieurs pays sont susceptibles de manipuler de nouveau les taux de change afin de maintenir leur compétitivité économique. En d’autres termes, les banques centrales risquent de dévaluer leur propre devise afin de donner un coup de fouet aux exportations, un secteur souvent crucial pour bien des économies.

Comme on le sait suffisamment en tradant sur le marché des changes, lorsque la monnaie d’un pays part à la baisse, cela signifie que le taux de change d’autres devises va partir à la hausse, nuisant à la compétitivité des pays concernés.

Des propos similaires ont d’ailleurs été tenu par l’économiste en chef de la Banque Mondiale, Kaushik Basu, à la différence près qu’il s’attend à ce que la guerre des devises n’ait pas lieu avant l’année prochaine. Il met en avant que le fait que la crise de la dette européenne mais également les questions budgétaires aux Etats-Unis, dont le relèvement attendu du plafond de la dette, vont représenter les risques les plus importants pour la stabilité des taux de change en 2013.

Certains pays ont toutefois déjà pris les devants.

La Banque Nationale Suisse a été très active sur le marché des changes pour maintenir le franc au-dessus de son cours plancher face à l’euro, à 1.20, qui fut instauré en septembre 2011.

La Banque du Japon a également adopté une attitude très volontariste avec une politique monétaire agressive afin de faire fléchir le yen qui devrait assez logiquement être renforcée cette semaine avec une expansion du programme de rachats d’actifs. On parle notamment d’un montant illimité engagé dans l’opération!

Certains officiels européens s’inquiètent aussi à leur tour de la force de l’euro sur le marché des devises. En est-il ainsi de Jean Claude Juncker qui a déclaré la semaine dernière que le taux de change actuel de la monnaie unique est “dangereusement élevé“. Afin de ne pas entretenir la guerre des devises, la BCE lui a rétorqué que le taux de change est convenable. Il n’en demeure pas moins qu’au cours des six derniers mois l’euro a augmenté de 8% sur le forex.

A en croire l’ancien membre de la Banque d’Angleterre et actuel président de l’Institut Peterson d’Economie Internationale, Adam Posen, les prochains pays qui risquent d’intervenir directement afin de contrôler les taux de change sont l’Australie et le Brésil.

Si la guerre des devises s’accentue, alors l’évolution des prix sur le marché des changes sera de plus en plus dictée par l’intervention des banques centrales au détriment des fondamentaux économiques et du sentiment au risque. Nous avons déjà assisté à cela au cours de l’année dernière lorsque la Banque Nationale Suisse a défendu vigoureusement son cours plancher sur l’EURCHF qui a de fait évolué sans lien avec les nouvelles en provenance de la zone euro.

Bien qu’il semble peu probable qu’une situation de ce type se généralise sur le marché des changes, cela nous montre à quel point l’intervention des banquiers centraux peut être cruciale dans la volatilité du marché.

Une intervention accrue, non seulement dangereuse pour le commerce international comme nous l’a enseigné la situation économique des années 30, pourrait aussi provoquer une baisse des volumes sur le marché des changes car les cambistes ne pourraient plus se placer efficacement sur les paires de devises qui ne réagiraient plus aux fondamentaux. Les défis sont donc nombreux pour le marché en ce début d’année.

 

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