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Le printemps sourit à l’euro et à l’or

Les experts américains anticipent une sortie de crise dès septembre pour les Etats-Unis, soit largement les autres pays industrialisés, notamment ceux de la zone euro. Les dernières estimations du Fonds Monétaire International concernant la zone euro n’ont d’ailleurs fait que corroborer les estimations précédentes puisque l’organisation estime que les pays membres de l’euroland devraient connaître un recul de leur PIB de 4,2% cette année. A l’instar de la Banque Mondiale, le FMI a encouragé les pays européens à plus de coordination et la Banque Centrale Européenne à une nouvelle baisse des taux.

Cette baisse devrait vraisemblablement intervenir dès la réunion du Conseil des Gouverneurs le 7 mai mais, par contre, comme l’a une énième fois rappelé le puissant patron de la banque centrale allemande, Axel Weber, les taux dans la zone euro ne devraient pas descendre en dessous de 1%, plancher jugé « raisonnable » pour le taux de refinancement. De tels propos ont cependant douché les espoirs des cambistes qui craignent la rigidité de la BCE.

Même si la monnaie unique européenne a un peu piqué du nez en début de semaine, elle s’est vite reprise. En effet, les chiffres et les indicateurs publiés cette semaine furent sans équivoque. En effet, après le rebond de l’indice PMI, les commandes industrielles ont affiché une baisse moins forte que prévu et le baromètre Ifo s’est également affiché en hausse, laissant pointer du doigt une possible sortie de crise moins douloureuse et lointaine que prévu pour la première économie de la zone euro.

A l’inverse, les ventes de logements anciens ont connu une nouvelle baisse outre atlantique, le nombre de nouvelles inscriptions au chômage s’est affiché en hausse la semaine dernière et les rumeurs d’un dépôt de bilan du constructeur automobile Chrysler se précisent, en accord avec le Trésor américain.

Au final, la prudence l’emporte sur le marché des changes. Les investisseurs sont dans l’attente de deux évènements majeurs. Il s’agit d’abord de la publication le 4 mai des résultats du « test de résistance » conduit par Washington sur les 19 principaux établissements bancaires du pays, ces résultats devant éventuellement donner une direction au marché pour les semaines à venir. Ensuite, il s’agit évidemment de la réunion de la BCE le 7 mai, à l’issue de laquelle Jean Claude Trichet devrait dévoiler la stratégie de politique monétaire de l’institut.

Enfin, l’or a évidemment profité du contexte économique mondial pour s’inscrire en hausse, repassant jeudi dernier au dessus de la barre de 900 dollars sur le marché.

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