Le rôle de l’Eurogroupe dans la gestion de la crise souveraine

Présentation de l'Eurogroupe

L’Eurogroupe n’est pas une institution communautaire à proprement parler. Il s’agit du nom donné à une réunion mensuelle des ministres des Finances de la zone euro dans le but de coordonner leurs politique économique. Le président actuel, élu pour un mandat de 2 ans et demi, est Jean Claude Juncker.

Les réunions informelles de l’Eurogroupe ont surtout pour but de faciliter les relations entre le Conseil ECOFIN (regroupant l’ensemble des ministres de la zone) et la Banque Centrale Européenne, en vue de préparer les positions communes de la zone euro sur la scène extérieure et de coordonner les politiques budgétaires.

Création du FESF et du MESF

Le 10 mai 2010 était voté, par le Conseil ECOFIN, la création du Fond Européen de Stabilité Financière suite à une recommandation de l’Eurogroupe. Cette institution (appelée aussi fond de secours européen) est un fond commun de créances visant à préserver la stabilité financière en Europe en fournissant une assistance financière aux États de la zone euro en difficulté économique.

Le fond peut se découper en trois étages. Le premier est le Mécanisme Européen de Stabilité Financière, une enveloppe de 60 milliards d’euros, venant s’ajouter aux 50 milliards déjà présents à l’époque, destinée à secourir les pays restés en dehors de la zone euro (comme la Hongrie, la Roumanie, la Pologne…) mais dans l’Union Européenne.

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Présentation de l’Eurogroupe

L’Eurogroupe n’est pas une institution communautaire à proprement parler. Il s’agit du nom donné à une réunion mensuelle des ministres des Finances de la zone euro dans le but de coordonner leurs politique économique. Le président actuel, élu pour un mandat de 2 ans et demi, est Jean Claude Juncker.

Les réunions informelles de l’Eurogroupe ont surtout pour but de faciliter les relations entre le Conseil ECOFIN (regroupant l’ensemble des ministres de la zone) et la Banque Centrale Européenne, en vue de préparer les positions communes de la zone euro sur la scène extérieure et de coordonner les politiques budgétaires.

Création du FESF et du MESF

Le 10 mai 2010 était voté, par le Conseil ECOFIN, la création du Fond Européen de Stabilité Financière suite à une recommandation de l’Eurogroupe. Cette institution (appelée aussi fond de secours européen) est un fond commun de créances visant à préserver la stabilité financière en Europe en fournissant une assistance financière aux États de la zone euro en difficulté économique.

Le fond peut se découper en trois étages. Le premier est le Mécanisme Européen de Stabilité Financière, une enveloppe de 60 milliards d’euros, venant s’ajouter aux 50 milliards déjà présents à l’époque, destinée à secourir les pays restés en dehors de la zone euro (comme la Hongrie, la Roumanie, la Pologne…) mais dans l’Union Européenne.


Au deuxième étage du FESF, les Etats membres de la zone euro peuvent accorder des prêts bilatéraux ou servir de garantie aux autres pays membres qui en font la demande. La somme maximale à pouvoir être prêtée s’élevait à l’époque à 440 milliards d‘euros.

Enfin, le FMI pouvait intervenir à hauteur de 250 milliards pour soutenir les pays très menacés.

A sa création le FESF disposait ainsi de 750 milliards d’euros, somme qui, à l’époque, semblait suffisante pour aider la Grèce.

Le Mécanisme Européen de Stabilisation

Le MES est lui aussi un fond commun de créances, créé dans le but de regrouper les FESF et le MESF. Ratifié le 11 mars 2011 à la suite de la crise grecque, le MES est doté d’une capacité d’intervention de 500 milliards d’euros supplémentaires et possède, contrairement aux deux autres institutions, la capacité de lever des fonds et d’acheter la dette des Etats membre de la zone euro sur le marché primaire. Ces créances bénéficient d’un statut privilégié et ne sont inférieures qu’à celles du FMI.

Le MES a par la suite été doté de 200 milliards d’euros supplémentaires et est entré en vigueur en juillet 2012.

Les plans d’aide marquants décidés par l’Eurogroupe

En mai 2010, la crise grecque éclatait et conduisait à la création du FESF. L’Eurogroupe, après avoir voté la création du fond de secours, s’accordait pour verser une aide de 550 milliards d’euros à Athènes sur une échéance de 20 ans.

A la fin de la même année, l’Irlande était à son tour contaminée par la crise souveraine. Les ministres des Finances européens volaient alors au secours du “tigre Celte” grâce à un prêt de 85 milliards d’euros sur 10 ans.

Au printemps 2011, le risque de contagion des créances grecques ne semblant pas se calmer, les banques commerciales françaises et allemandes faisaient une proposition assez bien accueillie en Europe, sur suggestion de l’Eurogroupe. Elle consistait à renouveler “seulement 70% de la dette souveraine grecque venant à échéance dont 50% via des obligations à 30 ans et les 20 pour cent restants par des titres à faible coupon adossés à des créances sur le Fonds de stabilité financière européen“. En acceptant de se retrouver en défaut de paiement sur 30% des obligations souveraines hellènes, les banques commerciales limitaient le risque de défaut total.

Cette restructuration de la dette facilitait le second plan de soutien à l’économie grecque, voté en juillet 2011: une aide de 109 milliards d’euros financée à hauteur de 79 milliards par le FESF et de 30 milliards par le FMI.

Au début de l’année 2012, plusieurs aides de moindre importance allant de 1 à 5 milliards d’euros étaient accordées à l’Irlande et au Portugal sur des échéances courtes de plusieurs mois à 3 ans.

Enfin, très récemment, une enveloppe de 100 milliards d’euros en juillet 2012 a été accordée à l’Espagne afin d’aider l’économie du pays à recapitaliser ses banques commerciales. Jusqu’à présent, l’Espagne a refusé d’utiliser cet argent, craignant donner un mauvais signal aux marchés et de faire une nouvelle fois s’envoler ses taux d’emprunts.

A l’heure actuelle, l’Eurogroupe cherche à agir de concert avec la BCE afin de maximiser les effets des politiques budgétaires menées par les Etats. Mise à part la Finlande, toujours très réticente à l’idée d’aider les pays en difficulté, les ministres des Finances des pays membres sont décidés à maintenir la monnaie européenne ce qui laisse présager un discours allant systématiquement dans le même sens que celui de la Banque Centrale Européenne.

 

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