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Le tiercé perdant de la semaine: l’euro, la livre sterling et le dollar australien

Est-ce que la zone euro se porte toujours aussi mal?

La publication des PIB de la zone euro la semaine dernière a conforté l’idée selon laquelle l’Union est sur la mauvaise voie économique ce qui devrait favoriser une nouvelle intervention de la Banque Centrale Européenne. Le marché va digérer les PMI du secteur des services et manufacturier cette semaine et également vendredi la publication de l’indice IFO allemand qui est attendu selon le consensus plutôt stable avec une légère hausse de la composante des prévisions.

L’enjeu pour l’euro: La question est de savoir principalement jusqu’où l’euro va bien pouvoir descendre sur le marché des changes. La paire a enfoncé deux paliers, à 1.30 et à 1.29 et maintenant risque de tester le support à 1.28. Le PMI services allemand pourrait constituer la seule lueur d’espoir pour la devise puisqu’il est attendu à 50, pile au niveau séparant la contraction de l’activité. Dans l’ensemble, cela conforte l’idée d’un redressement de certains pays mais ce redressement est trop lent pour influencer réellement positivement sur l’euro. La perspective d’une nouvelle action de la BCE, qu’elle soit au niveau des taux directeurs ou du taux de dépôt, devrait dans tous les cas pousser l’euro encore dans ses retranchements face à ses principales contreparties.

Mervyn King démine le terrain pour son successeur

Au Royaume-Uni, bien que la triple-récession a été évitée la situation économique est encore pénalisante. La publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Banque d’Angleterre sera attendu de près par le marché: Mervyn King devrait encore plaider pour un renforcement du programme de rachats d’actifs. Il ouvre ainsi la voie à son successeur, le canadien Carney qui devrait prendre de nouvelles mesures en juillet prochain. L’IPC, le PIB et les ventes au détail seront à suivre de près avec des chiffres stables ou légèrement en hausse. L’IPC, qui habituellement a peu d’impact, pourrait jouer un rôle car le marché s’inquiète que la Banque d’Angleterre puisse envisager de laisser filer l’inflation pour prendre de nouvelles mesures d’assouplissement.

L’enjeu pour la livre sterling: Bien que le contexte économique soit peu propice, la devise de Sa Majesté profite des difficultés de l’euro et a encore une capacité de résistance face au dollar américain. La question pour un trader est de réussir à se positionner sur un marché qui reste à moyen terme baissier car tous les cambistes envisagent de nouvelles mesures. De fait, il faudra jouer avec les indicateurs techniques et économiques pour réussir à suivre le mouvement.

La Chine, seul pays qui compte vraiment

Les Etats-Unis ne vont pas vraiment occuper le devant de la scène économique cette semaine, en revanche la Chine sera présente. Une seule statistique mais pas n’importe laquelle: l’indice PMI manufacturier flash HSBC ce jeudi qui a généralement un impact significatif sur les cours. L’indice pour mai est prévu stable à 50.4 mais il faudra attendre l’enquête Reuters d’ici quelques jours auprès des analystes pour avoir des estimations plus affinées. Le challenge est clair: il faut que la Chine parvienne à enrayer le ralentissement de la croissance qui a été constaté après les récents indicateurs.

L’enjeu pour le dollar australien: L’Aussie va réagir le plus à cette statistique chinoise. Le dollar australien connait une période difficile; le ralentissement mondial et la récente baisse des taux de la RBA ont réduit l’intérêt des investisseurs pour cette devise dans les opérations de carry trade. La question est maintenant de savoir si une bonne statistique chinoise pourra enrayer le déclin de l’AUD.

 

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