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Le yen résiste aux injections massives de liquidités de la BoJ

Hier, la situation sur les marchés financiers s’est un peu améliorée grâce à des discours rassurants tenus par plusieurs responsables de premier plan. D’abord, sur le terrain, selon l’AIEA, la crise nucléaire semble désormais beaucoup plus sous contrôle et un scénario de type Tchernobyl s’éloigne plus les heures passent. Par ailleurs, le gouvernement japonais et la banque centrale semblent être parvenus à rassurer un peu les investisseurs.

Les marchés financiers ont hier porté un regard très attentif sur les téléconférences des représentants du G20 puis des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7. Dans le premier cas, aucune mesure ne fut prise mais un soutien clairement affiché au Japon fut de rigueur. Dans le deuxième cas, une action concertée de plusieurs banques centrales fut décidée alors que quelques heures auparavant, le gouvernement nippon affirmait qu’aucune intervention du genre n’était d’actualité.

Le réel problème pour l’instant semble surtout circonscrit au marché Forex. En effet, sous l’effet de l’aversion au risque et des rapatriement d’actifs japonais détenus à l’étranger, la monnaie nippone a atteint des plus hauts niveaux face aux principales devises échangées. Cette situation inquiète beaucoup Tokyo mais pourrait aussi poser problème à terme aux principaux partenaires commerciaux du Japon. A l’inverse, après des séances très déprimantes depuis lundi, les principales bourses mondiales ont repris le chemin de la hausse, effectuant un rebond impressionnant. Francfort a clôturé ainsi en hausse de 2.20% tandis que Paris affichait un gain de 2.43% et que Tokyo avait fermé en baisse de 1.44%, baisse qu’il faut mettre en perspective avec la hausse spectaculaire du Nikkei de 5.6% mercredi.

Habituellement promptes à dégrader les pays en difficultés, les principales agences de notation financière mondiales ont été plutôt discrètes depuis le tremblement de terre au Japon. Toutes ont tenu des discours rassurants sur la capacité du pays à surmonter la crise, écartant pour le moment une dégradation de la note souveraine qui pourrait avoir des effets négatifs sur la marge de manoeuvre du gouvernement en cette période de reconstruction.

Les points clés de la séance du 18 mars 2011

Aujourd’hui, la session risque de réserver peu de surprises avec aucun indicateur majeur attendu. Les cambistes devront se contenter d’indicateurs secondaires comme les prix à la production dans la zone euro et aussi l’indice des prix à la consommation au Canada. Ce dernier indicateur ne devrait pas vraiment avoir d’impact sur le taux de change du dollar canadien dont l’évolution dépend nettement plus des prix du baril de pétrole.

Ainsi, la fin de semaine devrait être encore marquée par une forte volatilité liée aux évènements au Japon. Au fur à mesure, la crise s’estompe ce qui devrait permettre un rétablissement du marché. La rédaction de Forex.fr, contrairement à d’autres sites de conseil en trading, n’incite aucunement ses lecteurs à liquider leurs positions en raison de la crise nucléaire. La volatilité actuelle est gérable à condition de bien mettre ses stop-loss.

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