Les anticipations auto-réalisatrices perturbent le fonctionnement du marché des devises

Le marché des devises a connu une importante volatilité cette semaine, notamment en raison d'indicateurs macroéconomiques américains décevants mais pas seulement. En effet, le climat sur le marché s'est rapidement détérioré dès lundi avec l'attentat commis à Boston à l'occasion du marathon et a culminé lors de la journée de mercredi avec la circulation dans les salles de marché de nombreuses rumeurs qui s'avèreront infondées.

On peut citer en particulier la dégradation de la note de l'Allemagne ou encore la vente par l'Italie d'une partie de son stock d'or au rang des rumeurs qui ont perturbé profondément les échanges de devises.

Moody's a, dès le lendemain, réaffirmé son soutien dans la note triple A de l'Allemagne tandis que l'Italie s'est efforcé de désamorcer cette rumeur via la voix de certains responsables politiques.

Cette mini-panique qui a secoué le marché des changes, et même les indices et les actions, souligne la très forte tension qui existe à l'heure actuelle sur les places financières. Après un premier trimestre marqué par le sceau de l'optimisme, un peu comme l'an dernier, les investisseurs semblent seulement maintenant se rendre compte des nombreux défis des mois à venir, surtout dans la zone euro.

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Le marché des devises a connu une importante volatilité cette semaine, notamment en raison d’indicateurs macroéconomiques américains décevants mais pas seulement. En effet, le climat sur le marché s’est rapidement détérioré dès lundi avec l’attentat commis à Boston à l’occasion du marathon et a culminé lors de la journée de mercredi avec la circulation dans les salles de marché de nombreuses rumeurs qui s’avèreront infondées.

On peut citer en particulier la dégradation de la note de l’Allemagne ou encore la vente par l’Italie d’une partie de son stock d’or au rang des rumeurs qui ont perturbé profondément les échanges de devises.

Moody’s a, dès le lendemain, réaffirmé son soutien dans la note triple A de l’Allemagne tandis que l’Italie s’est efforcé de désamorcer cette rumeur via la voix de certains responsables politiques.

Cette mini-panique qui a secoué le marché des changes, et même les indices et les actions, souligne la très forte tension qui existe à l’heure actuelle sur les places financières. Après un premier trimestre marqué par le sceau de l’optimisme, un peu comme l’an dernier, les investisseurs semblent seulement maintenant se rendre compte des nombreux défis des mois à venir, surtout dans la zone euro.

Le FMI a ainsi revu significativement à la baisse pour les Etats-Unis et l’Union Monétaire ses prévisions de croissance pour 2013 au cours de la semaine, respectivement à 1.9% et -0.3% contre 2.1% et -0.1% précédemment. Seuls le Japon et l’Afrique Sub-Saharienne ont vu leurs perspectives augmenter. Dans le cas de l’archipel nippon, la croissance pourrait passer de 1.2% à 1.6%, sous l’effet des nouvelles mesures de la Banque du Japon.

Par ailleurs, la politique monétaire continue d’occuper le devant de la scène: les marchés craignent une sortie prochaine des mesures d’assouplissement aux Etats-Unis tandis que dans la zone euro, la possibilité d’une baisse des taux directeurs a été évoquée par le chef de la Bundesbank en cas de dégradation plus importante de l’activité.

Dans ce climat prompt à la psychose, il n’est surprenant que le marché ait cédé cette semaine aux anticipations auto-réalisatrices. D’où la rumeur d’une dégradation de l’Allemagne qui reflète la crainte d’un marasme économique pour l’euroland en 2013, et celle de ventes d’or pour l’Italie qui, faisant toujours face à des difficultés, pourrait être forcé de suivre le chemin de Chypre pour se désendetter en puisant dans ses réserves de métal jaune.

La volatilité a donc été très présente sur certaines paires, en particulier l’eurodollar. L’euro a connu cette semaine un plus bas à 1.3002 (reflétant une baisse journalière de 1.12%) suite aux propos du chef de la Bundesbank et un plus haut à 1.3202 sous l’effet de mauvais indicateurs américains. Aujourd’hui, la volatilité demeure importante. Ainsi, dans la foulée des propos du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble, déclarant que la BCE devrait réduire son apport en liquidité dans la zone euro, la monnaie unique a grimpé de 1.3085 à 1.3116 en quelques minutes.

Tant que le marché des changes aura tendance à croire qu’on navigue à vue, des scènes de mini-panique boursière pourraient de nouveau se reproduire, touchant aussi bien les devises que les indices ou les matières premières. La fébrilité des investisseurs demeure et, malheureusement, l’évolution attendue de la conjoncture économique ne devrait pas les rassurer dans les mois à venir. La BCE, pour la zone euro, maintient que la sortie de crise devrait se préciser à la fin de l’année. Il faut espérer que d’ici là les marchés réussiront à traverser sans trop de dommages la tempête.
 

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