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Les nations du G20 veulent agir vite sur la Grèce

Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales sont toujours préoccupés par la situation de la dette grecque et exigent une réponse rapide à la situation, selon le ministre canadien des finances.

James Flaherty a dit à des journalistes à la fin de la réunion des ministres de vendredi à Washington « qu’il faut trouver une solution fiscale. Tous les pays du G20 sont concernés et la crainte persiste ».

Le Secrétaire américain Trésor Timothy Geithner a aussi appelé à trouver une « solution rapide » à ce problème.

Le G20 a reçu un aperçu de la crise grecque par Dominique Strauss-Kahn, le Directeur général du FMI, suite à la demande formelle de la Grèce de demander l’activation du plan d’aide de l’Union européenne et du FMI pour un montant de 45 milliards d’Euros.

Ceci dit, mis à part ces commentaires de Flaherty, le communiqué officiel du G20 n’a pas mentionné la crise grecque. En revanche, il a dit que la reprise économique globale avançait mieux que prévu et que le groupe avait fait des progrès en direction du développement de réponses régulatrices appropriées à la crise financière.

En passant, cela fait maintenant près de deux ans que l’on parle de changements de régulation et pour l’instant, il semble que la crise s’éloigne sans avoir besoin de changer quoi que ce soit.

Le ministre sud-coréen des finances, Jeung Hyun Yoon, a dit que l’attachement du Yuan chinois au dollar américain n’avait pas été discuté à la réunion, mais que ce serait l’un des sujets de discussion du groupe à la réunion de juin prochain, lorsque le FMI émettra des recommandations pour créer un « meilleur équilibre de la croissance ».

Jean-Claude Trichet, le directeur de la BCE, a de son côté refusé de comparer la Grèce à l’Espagne et a nié qu’il y avait des tensions internes au sein du G20 au sujet de la Grèce.

La question essentielle est maintenant de savoir à quelle vitesse le gouvernement d’Athènes pourrait recevoir l’assistance promise, suite aux contraintes politiques qui forcent les pays à aller demander l’autorisation de leurs parlements nationaux respectifs avant de prêter de l’argent à la Grèce.

Les officiels de l’Union européenne promettent que l’aide sera disponible déjà dans les prochaines semaines et sera lié aux réformes entreprises par la Grèce pour remettre de l’ordre dans ses finances publiques.

Enfin, notons que Trichet a dit qu’en dépit du fait que les indicateurs économiques européens les plus récents semblent indiquer des résultats meilleurs que prévus, il fallait rester prudent sur les futurs développements économiques sur le continent.

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