Les renflouements coûtent chers à la Fed

La Commission Européenne est enfin parvenue à un accord en annonçant en milieu de semaine dernière un plan de relance européen de 200 milliards d'euros sur une période de deux ans. Ayant dépassé le clivage France/Allemagne sur la question, la Commission Européenne, à l'instar des Etats-Unis, s'est accordée sur une somme globale qui doit profiter aux Vingt Sept, sachant que certains, comme l'Allemagne et l'Italie, sont entrés en récession et que d'autres, comme la Lettonie, en appellent à l'aide du FMI pour éviter la banqueroute. Face aux défis qui se posent, 200 milliards d'euros paraissent bien maigres, à tel point que les investisseurs du marché des changes n'ont pas réagi à l'annonce.

Surtout, comparé aux sommes mobilisés outre atlantique, le plan de relance européen fait pâle figure. Pour simplement sauver Citigroup en début de semaine dernière, le gouvernement fédéral américain a injecté pas moins de 326 milliards de dollars. Cette somme n'est que le sommet de l'iceberg quand on sait que Washington est intervenu auprès d'AIG en septembre, de Fannie Mae et Freddie Mac quelques semaines auparavant et a facilité le rachat de nombreuses institutions bancaires, comme Merrill Lynch par Bank of America.
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La Commission Européenne est enfin parvenue à un accord en annonçant en milieu de semaine dernière un plan de relance européen de 200 milliards d’euros sur une période de deux ans. Ayant dépassé le clivage France/Allemagne sur la question, la Commission Européenne, à l’instar des Etats-Unis, s’est accordée sur une somme globale qui doit profiter aux Vingt Sept, sachant que certains, comme l’Allemagne et l’Italie, sont entrés en récession et que d’autres, comme la Lettonie, en appellent à l’aide du FMI pour éviter la banqueroute. Face aux défis qui se posent, 200 milliards d’euros paraissent bien maigres, à tel point que les investisseurs du marché des changes n’ont pas réagi à l’annonce.

Surtout, comparé aux sommes mobilisés outre atlantique, le plan de relance européen fait pâle figure. Pour simplement sauver Citigroup en début de semaine dernière, le gouvernement fédéral américain a injecté pas moins de 326 milliards de dollars. Cette somme n’est que le sommet de l’iceberg quand on sait que Washington est intervenu auprès d’AIG en septembre, de Fannie Mae et Freddie Mac quelques semaines auparavant et a facilité le rachat de nombreuses institutions bancaires, comme Merrill Lynch par Bank of America.

Au total, d’après une équipe de statisticiens de Bloomberg News, le gouvernement fédéral pourrait aller jusqu’à fournir plus de 7700 milliards de dollars afin de sortir l’économie américaine de la récession, sachant que cette grosse enveloppe contient déjà 3200 milliards de dollars injectés dans les institutions financières. Au final, sans attendre l’arrivée au pouvoir effective du président Obama, l’administration Bush et le Congrès ont déjà mis en place la plus importance réponse économique à une crise depuis le New Deal.

Estampillés différemment, tous les programmes prévus par le gouvernement fédéral, à destination du système financier et des consommateurs, qui sont l’un des moteurs clefs de la croissance américaine, mobilisent des sommes incroyables.

Alors que l’adoption du plan Paulson, après la soumission de plusieurs moutures, avait été accueilli avec enthousiasme par le marché des changes, confirmant le renforcement du dollar face aux autres devises, l’annonce d’un plan de la Fed s’élevant à 800 milliards de dollars afin de soutenir la consommation et le marché de l’immobilier fut accueilli avec scepticisme, voire froideur, la semaine dernière par les cambistes.

En effet, ils commencent de plus en plus à s’inquiéter de l’ardoise astronomique de la Réserve Fédérale. Nul n’est sans avoir conscience que, bien que première puissance mondiale, les Etats-Unis sont très loin d’avoir des capacités budgétaires extensibles à l’infini. D’où vient cet argent par conséquent ? D’arrangements. Par un astucieux mélange, associant les emprunts à l’étranger et les dettes gouvernementales, les Etats-Unis peuvent ainsi, au final, donner corps à des milliers de milliards de dollars dans le budget. A vrai dire, ce système ne constitue pas un problème en soi tant que les détenteurs de dollars dans le monde entier s’en satisfont. Toutefois, une telle méthode n’est pas sans risque pour les Etats-Unis. C’est un pari risqué que fait le gouvernement américain en décidant d’empiler les pertes de renflouement les unes sur les autres tout en obligeant la Réserve Fédérale à dissimuler les coûts réels dans la complexité de son bilan.

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