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Nouvelle séance sans vigueur sur le forex

Peine perdue pour les investisseurs qui espéraient que la séance d’aujourd’hui serait plus mouvementée que celle d’hier. En effet, c’est le calme plat, ou presque, qui règne sur le marché des changes. L’euro a connu un bref décrochage ce matin suite à la publication de mauvais chiffres en Allemagne tandis que la livre sterling est sous pression en raison d’une baisse surprise de la production manufacturière en janvier mais, autrement, rien de nouveau. Les devises principales poursuivent sur leur tendance des derniers jours alors que peu d’indicateurs économiques majeurs sont attendus.

Le marché des changes apparait clairement sans direction, ce qui n’est évidemment pas propice aux gains. Vu la situation actuelle, il est inutile de rester devant son écran en attendant que les paires vont bouger puisqu’elles ont peu de chance d’évoluer d’ici à la fin de la journée. L’euro est toujours sous pression en raison de la Grèce et des doutes concernant la reprise économique tandis que la livre sterling essuie de nouvelles inquiétudes concernant un retour à la récession du Royaume-Uni.

Plusieurs indicateurs macroéconomiques mineurs ont toutefois été publiés aujourd’hui. Ainsi, l’inflation en Norvège a connu une accélération en février en atteignant 3% glissement annuel contre 2,5% le mois précédent. Rappelons que l’objectif de la Norges Bank est une inflation à 2,5%. Cette hausse est largement imputable à un bond du prix de l’électricité et à une hausse des loyers et du carburant. Depuis fin 2009, la banque centrale a relevé par deux fois son taux directeur afin d’éviter une surchauffe de l’économie. La Norvège, à l’inverse de ses voisins nordiques, fut épargnée par la crise, notamment grâce à ses réserves de pétrole.

De son côté, l’Islande peine toujours à sortir de la crise comme l’ont souligné les derniers chiffres du chômage. La direction islandaise du travail a affirmé que le taux de chômage a encore augmenté en février pour atteindre 9,3% de la population active contre 9% le mois précédent. La situation du pays est encore très fragile, même si sa devise a repris des couleurs après son plongeon pendant le plus fort de la crise.

Enfin, la Banque Nationale Suisse table sur une croissance de 1% du PIB en 2010, contre une estimation comprise entre 0,5% et 1% il y a encore trois mois. Cette croissance devrait principalement être portée par la hausse des exportations et des dépenses d’équipement selon la banque centrale. Jeudi, à l’occasion de son appréciation trimestre de la situation économique et monétaire, la BNS devrait donner quelques pistes concernant l’évolution de sa politique monétaire. Les analystes tablent pour l’instant sur un maintien de la marge de fluctuation du taux Libor entre 0% et 0,75%. Hier, nous avons relayé le message de nombreux économistes qui s’attendent à ce que la BNS laisse filer le taux de change du franc suisse au cours de l’année après être intervenue à maintes reprises sur le marché des changes au cours de l’année 2009.

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