Où et comment investir en cette période de crise?

En ces temps difficiles pour nous européens, la question que beaucoup d'investisseurs soucieux pour leur épargne se posent est: comment protéger mon argent dans un tel contexte et quels placements privilégier?

Même si une période de chute des bourses peut être une aussi bonne opportunité de faire fructifier son épargne qu'une hausse (comprenez en shortant le marché), l'important reste de protéger son argent avec des investissements de "bon père de famille". En effet, les réunions de dirigeants européens et les élections en Grèce nous rappellent que dans une telle période d'incertitudes, les bourses peuvent aussi bien grimper que dégringoler sur de simples déclarations officielles. Néanmoins, hors Europe, plusieurs placements peuvent s'avérer intéressants et pour savoir quels actifs privilégier, il est important de savoir dans quelle phase du cycle économique nous nous trouvons. Faisons alors un petit point sur l'état actuel des choses.

De toute évidence, les difficultés actuelles que traversent les différentes économies ne sont que les conséquences de la crise entamée peu après la faillite de Lehman Brothers fin 2008. La reprise a été emmenée par des politiques de relance quantitative et l'économie a rapidement renoué avec le chemin de la récession dès que celles-ci ont cessé. Finalement, le rebond connu fin 2010 n'a fait que masquer des problèmes plus profonds qui surviennent en ce moment avec la crise de la dette souveraine en Europe. C'est ainsi que l'on parle alors d'une forme en M en ce qui concerne la croissance.

argent 2012

En ces temps difficiles pour nous européens, la question que beaucoup d’investisseurs soucieux pour leur épargne se posent est: comment protéger mon argent dans un tel contexte et quels placements privilégier?

Même si une période de chute des bourses peut être une aussi bonne opportunité de faire fructifier son épargne qu’une hausse (comprenez en shortant le marché), l’important reste de protéger son argent avec des investissements de “bon père de famille”. En effet, les réunions de dirigeants européens et les élections en Grèce nous rappellent que dans une telle période d’incertitudes, les bourses peuvent aussi bien grimper que dégringoler sur de simples déclarations officielles. Néanmoins, hors Europe, plusieurs placements peuvent s’avérer intéressants et pour savoir quels actifs privilégier, il est important de savoir dans quelle phase du cycle économique nous nous trouvons. Faisons alors un petit point sur l’état actuel des choses.

De toute évidence, les difficultés actuelles que traversent les différentes économies ne sont que les conséquences de la crise entamée peu après la faillite de Lehman Brothers fin 2008. La reprise a été emmenée par des politiques de relance quantitative et l’économie a rapidement renoué avec le chemin de la récession dès que celles-ci ont cessé. Finalement, le rebond connu fin 2010 n’a fait que masquer des problèmes plus profonds qui surviennent en ce moment avec la crise de la dette souveraine en Europe. C’est ainsi que l’on parle alors d’une forme en M en ce qui concerne la croissance.

Il apparait que cette récession et ce ralentissement sont là dans le cadre d’un mini-cycle qui risque de durer de 9 à 12 mois, il va alors falloir faire ses choix de placements en conséquence. L’Europe mettra plus de temps à renouer avec la croissance, les derniers chiffres sur l’économie britannique confirment une tendance à la baisse sur le marché européen, à l’image des résultats de nos constructeurs automobiles. De plus, les plans drastiques d’austérité qui s’imposent à la Grèce ou à l’Espagne viennent évincer le peu de dynamique que ces pays pourraient retrouver. La consommation va diminuer dans ces pays et la situation sera beaucoup plus compliquée pour les européens que pour les américains ou les asiatiques.

Nous aurions alors tendance à sous-pondérer les actifs européens sur le cycle de récession que nous traversons. Le fait est que la difficulté que nous avons à trouver une solution aux problèmes périphériques à la zone euro vont nous pousser à privilégier les actifs étrangers pendant encore plusieurs mois, le temps que le brouillard se dissipe sur l’avenir de l’euro. Gardons en tête que le marché action reste très volatile, évoluant aussi bien à la hausse comme à la baisse au grè des annonces de résultats et des décisions prises concernant les politiques de relance. Ainsi, il vaudrait mieux se donner encore un peu de temps avant de faire des choix d’investissements en actions, au moins jusqu’à la fin de l’année.

La récente baisse du prix des matières premières a fait repasser l’économie dans une phase de désinflation. Ajoutons que les perspectives de croissance ralentie aux États-Unis et en Chine vont faire pression sur une baisse du prix du combustible fossile pour lequel la demande va diminuer, ainsi, il vaut mieux réduire l’exposition dans les commodities à court terme et privilégier l’assurance avec des bonds du trésor de type investment grade (même s’ils se font de plus en plus rares) comme les pays scandinaves, le Japon ou même l’Allemagne.

Sur le Forex, le yen reste un bon investissement de même que le franc suisse. En effet, l’euro n’est pas à l’abri d’une disparition (un rapport des économistes de Citi évoque 90% de chance de sortie de la Grèce de la zone euro dans les 18 prochains mois) et les États-Unis d’une détente quantitative qui dévaluerait le billet vert de manière brusque. Le yen, lui, garde son statut de valeur refuge dans un tel contexte et s’est constamment apprécié face à l’euro comme au dollar depuis 2008. La devise helvétique profite du même statut ainsi que d’une grande stabilité.

En Amérique du Sud, le real brésilien a connu un engouement rapide après 2008 surfant sur les années Lula et une croissance très importante. Néanmoins, parier sur une devise émergente est de bonne augure en période de croissance seulement, c’est ainsi que le BRL a perdu de sa valeur depuis 1 an face au USD et à l’EUR (respectivement -25% et -11%). De plus, la Banque centrale du Brésil a récemment réduit son taux directeur de 8.5 à 8% afin d’encourager la croissance (attendue à 2.5% en 2012 contre 7.5% en 2010), signe des difficultés que connait ce pays. Mais gardons cette devise sous la main car au moment où la reprise sera enclenchée, il y a fort à parier que le Brésil et sa monnaie jouent un rôle tout aussi important que la Chine ou l’Inde. En attendant que le BRL se déprécie encore un peu, il peut devenir un très bon investissement à long terme si la croissance suit comme entre 2006 et mi-2008 où il s’est apprécié de plus de 45% face au USD. Si vous avez des liquidités et l’œil avisé pour détecter une reprise durable, n’hésitez plus, sachez seulement que les spreads à payer sont plus importants et que le gouvernement impose des taxes afin de limiter la spéculation.

Mais si vous êtes plutôt averse au risque, il serait judicieux de regarder en Asie et plus précisément à Singapour. La particularité du SGD est d’évoluer dans un couloir de surveillance géré par l’Autorité Monétaire de Singapour. Ces seuils sont établis en fonction d’un panier de devises étrangères mais les pondérations sont tenues secrètes. Notons seulement que le SGD s’est assez bien apprécié face à l’EUR depuis 1 an, gagnant 11%.

Qu’en est-il de l’or? Il est vrai que l’on a beaucoup entendu parler du prix de l’once ces dernières années et d’ailleurs, les spécialistes du rachat d’or se sont développés un peu partout dans les centres-villes et même à la télévision. L’or peut en effet être un investissement judicieux en cas de récession mondiale, néanmoins, il y a peu à parier que le prix de l’once va continuer d’augmenter. Après avoir atteint un pic à 1860 dollars en 2011, le prix du métal jaune semble avoir trouvé un seuil de stabilité autour des 1600 dollars en attendant que le système économique se purge, notamment en Europe.

Bien entendu, pour les plus aventureux d’entre nous, des portefeuilles beaucoup plus agressifs peuvent être créés, constitués alors pour partie de valeurs bancaires et de cycliques telle qu’Alcatel-Lucent qui a été grandement survendu. Ces valeurs (françaises notamment) ont atteint un plus bas historique qui peut être un signal d’achat, néanmoins, rappelons que la reprise peut s’avérer difficile en Europe et que ces valeurs ne seraient pas à envisager avant un an au moins, le temps que le cycle atteigne son plus bas et que la reprise commence. Pour ceux qui ne veulent pas rater le virage à la hausse et qui n’ont pas besoin de liquidités à court terme, cela peut s’avérer très juteux mais risqué. Mais comme vous le savez, en bourse, gain et risque vont de pair.

Quoi qu’il en soit, cette période nous rappelle qu’il n’a jamais été aussi judicieux de diversifier son portefeuille avec des actifs totalement décolérés comme des bonds du trésor de haute qualité et l’or. Alors que les repères sont assez brouillés, n’oubliez également surtout pas l’indispensable livret A au taux de 2.25% net (dont le plafond de 15 300 € va peut-être être augmenté) et aux parts sociales des banques mutualistes.

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