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Pas de consensus sur la direction du marché

Cette semaine, les investisseurs attendent des données macro-économiques importantes, qui devraient être positives. Celles-ci pourraient encourager un sentiment positif du marché, sur le fond de la poursuite de l’élargissement de l’activité économique sans pressions inflationnistes.

La hausse des marchés américains en fin de session vendredi devrait avoir un effet positif sur les marchés asiatiques cette nuit. Par ailleurs, des déclarations optimistes de responsables économiques devraient aussi avoir un effet positif et tranquillisant. 

En résumé de la semaine écoulée, le Dow Jones a pris 2.8%, le Nasdaq est monté de 1.1%, alors que le S&P500 prenait 2.5%.

L’ambiance positive semblait pourtant s’être confrontée à un écueil vendredi après-midi, avec la publication des ventes de détails, qui ont baissé, contre toutes les attentes, ce qui montre que le consommateur américain n’est pas en grande forme. Malgré tout, les chiffres de la confiance des consommateurs américaines, publiés une demi-heure avant la clôture du marché, ont ramené le sourire sur la bouche des investisseurs, qui ont provoqué un rallye de dernière minute.  

Il faut dire que le sentiment positif sur les marchés est perceptible depuis jeudi dernier, suite à la déclaration de Jean-Claude Trichet, le Directeur de la BCE, qui a affirmé que celle-ci continuerait à acheter les obligations des Etats, pour maintenir la liquidité sur les marchés. En d’autres termes, la BCE continue d’imprimer de l’argent et de provoquer une inflation différée, même si la forme exacte qu’elle prendra restera à définir. Mais les marchés aiment bien cela, allez savoir pourquoi.

Plus tard, une autre déclaration d’officiels de la BCE est venue se rajouter à celle de Trichet. Cette fois-ci, ceux-ci ont dit que les marchés étaient trop pessimistes concernant la crise de la dette, déclarations soutenus par des officiels espagnole et hongrois ainsi que par une déclaration de Georges Papandreou, le Premier Ministre grec, qui a dot que le déficit du budget avait été coupé de 40% pour le premier trimestre de l’année 2010.

D’un autre côté, de nombreux analystes ne sont clairement pas convaincus. Par exemple, l’un d’entre eux, un analyste technique très connu, Richard Russell, a dit sans équivoque à ses clients de sortir des avoirs à risques, d’abord et avant tout des actions.

Un autre analyste technique, Mark Steele, recommande à ses clients de rester en cash, c’est-à-dire de ne pas avoir d’exposition au marché des actions. Il explique sa position par le fait que le climat global reste négatif, en particulier en Europe, ce qui aura une incidence inévitable sur le marché du crédit, qui deviendra moins disponible pour les sociétés, limitant leur croissance, ainsi que celle des économies développées, et donc des bourses.

Certains indicateurs économiques, comme la chute du prix du cuivre et d’autres matières premières, ainsi que la chute des rendements obligataires américains, semblent donc indiquer le retour de la dépression, voire même de la déflation.

D’un autre côté, nous l’avons vu, pour certains, l’optimisme est déjà de retour.

Notre point de vue général n’a pas changé : les mesures prises pour endiguer la crise par les gouvernements depuis 2008 ont probablement fondamentalement aggravé la crise plus qu’autre chose, et donc notre vision de moyen terme est plutôt négative. D’un autre côté, définir à court terme la direction des marchés relève toujours de la gageure.

Dans ces conditions, le marché du forex semble être l’endroit le plus sûr pour investir, à condition que l’investissement soit discipliné et avec un levier raisonnable.

N’oubliez pas vos stops !!!

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