Pressions inflationnistes

La semaine dernière fut essentiellement marquée par la publication des chiffres de l'inflation.

L'inflation a atteint le niveau de 3,6% dans la zone euro, soit une inflation largement supérieure aux attentes. Même l'hexagone, qui avait coutume de contrôler efficacement la hausse des prix, connaît une inflation atteignant sur un an 3,2%, soit son niveau le plus élevé depuis novembre 1991. La publication de ces chiffres a conduit l'euro à battre un nouveau record sur le Forex mercredi matin, en atteignant le seuil de 1,5968 dollar.

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La semaine dernière fut essentiellement marquée par la publication des chiffres de l’inflation.

L’inflation a atteint le niveau de 3,6% dans la zone euro, soit une inflation largement supérieure aux attentes. Même l’hexagone, qui avait coutume de contrôler efficacement la hausse des prix, connaît une inflation atteignant sur un an 3,2%, soit son niveau le plus élevé depuis novembre 1991. La publication de ces chiffres a conduit l’euro à battre un nouveau record sur le Forex mercredi matin, en atteignant le seuil de 1,5968 dollar.

Avec une inflation qui s’établit bien au-delà de 2%, la Banque Centrale Européenne ne devrait pas dans les mois qui viennent baisser son taux directeur. L’allemand Axel Weber a d’ailleurs clairement déclaré que la baisse des taux pouvait attendre. Il a précisé sa pensée vendredi dernier en agitant pour la première fois la menace d’une hausse des taux directeurs dans la zone euro, lors d’une interview au magazine « Euro ». Cependant, les traders s’accordent pour ne pas donner beaucoup de crédit à ces propos peu réalistes. En effet, alors que les Etats-Unis flirtent avec la récession, un durcissement des taux semble improbable. Ayant les mains liées, la BCE devrait pour le moment maintenir le statu quo.

Pour l’instant, parmi les pays développés, seuls le Royaume-Uni et le Canada semblent à même d’éviter une spirale inflationniste. En effet, outre-manche, le taux d’inflation en rythme annuel est resté inchangé à 2,5%. Ce taux a renforcé les attentes de baisse des taux de la part de la Banque d’Angleterre. De même, avec une inflation en baisse à 1,4% pour le mois de mars, contre 1,8% le mois précédent, la banque centrale du Canada dispose d’une large marge de manœuvre pour réduire son taux d’intérêt directeur cette semaine. La plupart des investisseurs s’attendent à une baisse d’un demi point de pourcentage afin de redonner de la vigueur à la croissance.

Du côté du dollar, la publication des résultats trimestriels des groupes bancaires américains n’a pas eu l’impact escompté sur la devise américaine. L’épisode de la banque Wachovia, qui avait conduit à une appréciation de l’euro face au dollar, avait laissé présager le pire. En fait, bien que les résultats de JPMorgan, Merrill Lynch et Citigroup ait enregistré des pertes importantes, ces pertes sont néanmoins moins dramatiques que prévu ce qui n’a pas eu d’impact majeur sur le Forex. Cela n’a pour autant pas empêché la paire euro/dollar de battre de nouveaux records sur le marché des devises cette semaine, s’approchant de plus en plus dangereusement du seuil symbolique de 1,60 dollar. L’euro a en effet atteint le 17 avril le sommet de 1,5984 dollar après avoir atteint la veille 1,5979 dollar. Record après record, l’euro s’approche progressivement, mais sûrement, de 1,60 dollar.

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