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Répit de Thanksgiving sur le marché des changes

Après une semaine un peu agitée, les deux jours ouverts restant devraient être un peu plus calme, notamment en raison du week-end prolongé pour Thanksgiving outre atlantique. Sous pression depuis près de trois jours, le dollar s’est ressaisi face à la monnaie unique européenne hier en dépit d’une série statistique particulièrement déprimante. En effet, les commandes de biens durables ont chuté de 6,2% en octobre, reculant pour le troisième mois consécutif, tandis que les dépenses des ménages, en baisse de 1%, accusaient leur plus fort replu depuis 2001 et que les ventes de logements neufs se contractaient de 5,3%. En dépit de ces mauvaises nouvelles, il aura fallu simplement la confirmation sans équivoque par Jean Claude Trichet d’une nouvelle baisse des taux de la Banque Centrale Européenne pour que le soufflé sur l’euro retombe et que le dollar regagne une partie du terrain cédé.

Cependant, ce retour du dollar fut de courte durée puisqu’il s’affiche de nouveau en baisse face à l’euro aujourd’hui. L’annonce du plan de 200 milliards d’euros annoncé par la Commission Européenne n’a eu que peu d’impact sur le cours de la devise de la zone euro. En effet, comparé aux sommes mobilisés par le gouvernement fédéral américain, ces 200 milliards d’euros paraissent bien maigres pour contrer efficacement la crise au niveau de l’Union Européenne.

En fait, l’euro a profité du retour d’un climat de confiance sur le marché des changes qui incite les investisseurs à diversifier leurs placements. Ce retour de la confiance sur le Forex fait notamment écho à la clôture en hausse hier de la bourse de Wall Street. Les traders semblent avoir parfaitement intégré l’idée que le monde industrialisé est entré dans une phase sombre dont il ne ressortira probablement pas indemne. Ainsi, la conjoncture commence à moins importer dans les stratégies de placement.

Outre le monde industrialisé, les pays émergents sont également touchés de plein fouet par la crise mondiale alors qu’il y a encore quelques mois, ils espéraient y échapper. La Chine est notamment la première cible. D’après la Banque mondiale, la croissance chinoise devrait baisser à 7,5% pour 2009, poussant de nombreux travailleurs au chômage et créant ainsi une tension sociale pouvant se transformer en émeutes comme cela fut déjà le cas dans certaines provinces. Afin d’y remédier, la Banque centrale chinoise adopte une politique monétaire agressive. Elle a notamment baissé hier ses taux de 108 points de base et envisage de nouvelles baisses, sachant qu’elle dispose d’une grande marge de manœuvre en la matière.

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