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Réponses aux questions que l’on se pose sur le problème de la Grèce

Selon les chiffres du PIB de la zone euro pour 2013, la Grèce n’a contribué qu’à hauteur de 1,9%. Vu la maigre contribution du pays pour la région, on est en droit de se demander pourquoi le monde et les marchés financiers sont tant préoccupés par ce problème.

Que se passe t-il entre la Grèce et la zone euro ?
En 2009, suite à la Grande Récession, la Grèce a tiré la sonnette d’alarme pour préciser qu’on sous-estimait ses déficits. Cela a suscité des inquiétudes quant à la solidité du système financier du pays ainsi que celle de la zone euro toute entière. Plusieurs agences de notation ont alors immédiatement déclassé la Grèce ce qui a découragé les établissements de crédit de prêter au pays. Avec cela, la Grèce a commencé à basculer vers la faillite et la crainte d’une nouvelle crise financière a commencé à émerger à nouveau.
Pour éviter que le pays ne sombre, le FMI, la BCE et la commission européenne ont fourni à la Grèce deux programmes de sauvetage. Bien sur, ces trois institutions ont dû trouver de l’argent pour financer ce programme et ce sont les banques des autres pays de la zone euro qui ont mis la main au portefeuille. De ce fait, ces pays pourraient être affectés si la Grèce venait à sombrer.

Est-ce la raison pour laquelle la Grèce est si importante ?
Oui et non. Oui, parce que les pays de la zone euro sont en quelque sorte pris au piège et non parce que ce piège met simplement en évidence la vraie raison de l’importance de la Grèce pour la zone euro. Mais quelle est cette vraie raison ? Il s’agit de la peur. Voilà pourquoi tout le monde est à ce point obsédé par le problème grec. Les craintes que cela suscite, sont la contagion au reste de la région et la disparition de la confiance dans le système financier. Ces craintes sont elles justifiées ? Personne ne le sait avec certitude aujourd’hui parce que la situation ne s’est encore jamais produite auparavant.

Quelles sont les dernières informations concernant la dette ?
Le 4 juin dernier, la Grèce a réussi à retarder le paiement de sa dette auprès du FMI. En échange, le pays s’engage à regrouper les quatre versements pour un montant total de 1,6 milliards et à les payer le 30 juin.

Qu’est-ce que le marché pense du « Grexit »
L’indicateur Sentix est tombé de 48,3% en avril à 40,7% en mai. Cela fait suite aux déclarations publiques faites par les fonctionnaires grecs sur la position du pays par rapport à la zone euro. Selon le rapport, moins de la moitié, mais tout de même beaucoup d’investisseurs, s’attendent à voir la Grèce sortir de la zone euro dans les douze prochains mois.
Du point de vue des citoyens grecs, sachez que 45% d’entre eux veulent voir le pays aboutir à un accord avec ses créanciers. Concernant le fait de rester ou de sortir de la zone euro, 75% souhaitent continuer à faire partie de la région.

Qu’arriverait-il à la Grèce si elle ne paye pas ?
Il est difficile actuellement de répondre à cette question dans la mesure où les fonctionnaires grecs n’ont pas vraiment présenté de plan concernant un éventuel défaut de paiement.

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