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Séance terne sur le marché des devises

La fin d’après-midi approche et les devises continuent d’évoluer dans leur range, sans mouvement particulier. En l’absence d’indicateurs économiques majeurs, le marché est sans direction et il digère les chiffres de vendredi dernier. Les chiffres de l’emploi américain continuent d’avoir un impact sur la paire EUR/USD. Après une phase de hausse vendredi, le billet vert est reparti à la baisse aujourd’hui face à l’euro, la devise européenne profitant de l’atténuation des craintes sur la dette de la Grèce.

Le week-end fut en fait meilleur que prévu pour l’euro. Bien que la visite du Premier ministre grec à Berlin vendredi ne fût pas vraiment concluante, son passage à Paris a ravi les marchés. En effet, le président Sarkozy n’y est pas allé de main morte pour afficher publiquement son soutien à la Grèce. Il a notamment affirmé que Paris est prêt à aider la Grèce et que Berlin, qui semble plus timide, est exactement sur la même longueur d’onde. Il n’a pas hésité non plus à souligner que si nécessaire, une aide financière serait attribuée à Athènes. En fait, c’est une solution européenne qui semble se dessiner pour faire face aux déboires de la Grèce. Le FMI, selon les vœux de Jean Claude Trichet, devrait être tenu à l’écart du redressement du pays, à l’exception du soutien technique déjà apporté par l’organisation internationale.

Cette bouffée d’air frais pour la Grèce a évidemment profité à l’euro. Le marché est plutôt calme aujourd’hui donc il peu probable que, d’ici à la fin de la séance européenne, la devise évolue davantage.

La Chine a toutefois réservé une surprise aux marchés financiers en laissant entendre que le yuan pourrait reprendre sa réévaluation dans le cadre du retrait progressif des mesures exceptionnelles de soutien à l’économie. Les investisseurs se sont enthousiasmés mais les analystes tiennent à rester prudents. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs de réévaluation de la devise chinoise circulent sur les marchés mais il est vraiment peu probable que cette réévaluation, si elle a lieu, soit de grande ampleur. Certains analystes évoquent une appréciation de 5% au cours de l’année 2010, ce qui nous parait déjà exagéré.

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