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Situation sur le forex à la mi-journée

Journée plutôt calme sur le marché des changes après un week-end marqué par une forte déception. Au menu de la séance d’aujourd’hui: la réunion des ministres des Finances du G7 au Canada, nouvelle opération de refinancement de la BCE et poursuite de la hausse du rouble.

Nouvelle déception des cambistes après le G7

Les dernières réunions du G7 n’ont pas réellement levé de grands espoirs. Cette messe internationale aboutit souvent à des communiqués rappelant de grands principes. Le Canada, pays hôte de la réunion de ce week-end, a souhaité revenir « aux conversations au coin du feu » entre les ministres des Finances c’est pourquoi aucun communiqué n’a été publié cette fois-ci. De toute façon, la déception aurait été la même. Au menu de ce rendez-vous: la question de plus en plus problématique de la dette souveraine des Etats et l’excessive volatilité de certaines monnaies, sujet cher à Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde.

Les ministres des Finances, dans leurs déclarations, se sont montrés optimistes sur les chances de la Grèce de s’extraire prochainement des abysses. Le gouvernement d’Athènes doit annoncer dans les jours qui viennent de nouvelles mesures pour lutter contre le gaspillage dans l’administration. Au demeurant, la quasi-mise sous tutelle budgétaire du pays par Bruxelles ne peut que rassurer. Pour autant, les observateurs n’excluent pas que la Grèce puisse devoir faire appel dans un avenir plus ou moins proche à l’aide du Fonds Monétaire International.

La volatilité des devises n’a pas vraiment fait l’objet de commentaires marquants à l’issue du sommet. En définitive, moins à commenter. Il est vrai que les ministres auraient simplement essayé de voiler leur impuissance face à une Chine autiste, qui ne souhaite pas réévaluer le yuan.

L’éventualité d’une perdition de l’euro sur le moyen terme se confirme

La dette souveraine des Etats européens pèse toujours autant sur le taux de change de l’euro même si la devise a réussi à se stabiliser face au billet vert en début d’après-midi dans un marché plutôt calme. Au delà de la Grèce, ce sont les cas du Portugal, de l’Espagne voire de l’Italie qui éveillent les inquiétudes des investisseurs. Bruxelles devra s’efforcer de rassurer dans les prochaines semaines. Toutefois, cet affaiblissement de l’euro est plutôt une aubaine pour les capitales de la zone euro qui n’ont cessé, ces derniers mois, de s’inquiéter d’un euro fort qui pénalise les industries exportatrices de la zone.

La BCE a par ailleurs annoncé aujourd’hui son opération principale de refinancement qui doit permettre aux banques implantées dans la zone euro de se fournir en liquidités à un taux fixe de 1%. Lors de la précédente opération, l’institut d’émission avait alloué 55,82 milliars d’euros sur une semaine à 74 établissements bancaires.

Poursuite de l’appréciation du rouble selon le FMI

Enfin, bien que l’aversion pour le risque et la baisse des prix du baril de pétrole pèse sur les devises matières premières, un rapport du FMI a révélé que l’organisation internationale parie sur une appréciation rapide et durable du rouble sur le marché des changes. Cette appréciation devrait renforcer le besoin de réformes structurelles. Bien que la Russie a plutôt mieux résisté que d’autres pays à la crise, cette crise a révélé la nécessité de réformer structurellement l’économie afin de pouvoir être compétitif par rapport aux autres pays émergents, Brésil, Inde et Chine en tête. Cette appréciation du rouble inquiète toutefois les autorités à Moscou qui redoutent qu’elle pénalise les industries exportatrices russes et donc pèse sur la reprise de l’activité économique.

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