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Un marché préoccupé par l’économie chinoise

L’annonce hier du recul de l’activité manufacturière, PMI, en Chine n’a pas manqué de créer des remous sur les marchés.

L’information laisse en effet craindre la réapparition de risques économiques dans les pays émergents. Alors  que les prévisions attendues se situaient autour  des 49.4 c’est finalement un indice de 48.3 qui a été publié. Pour rappel, un indicateur de l’activité manufacturière, PMI,  en dessous de 50 indique une activité en déclin, s’il est au-dessus, l’activité économique est alors en expansion.

Ces mauvais chiffres ont eu un impact instantané sur le marché des changes. A l’image du secteur manufacturier, le won sud-coréen a reculé tout comme le bath thaïlandais qui a enregistré ses cinq plus mauvais jours de 2014. Notons également que l’instabilité politique persistante en Thaïlande n’est pas pour arranger la situation sur les marchés. Le yuan chute lui aussi à des niveaux qu’on n’avait pas vu depuis septembre 2011.
La conséquence directe, les investisseurs restent prudents,  leurs préoccupations liées à la santé économique chinoise persistent. Sur le forex, ces données décevantes génèrent une tendance à l’aversion pour le risque chez les traders.

Ajoutons à ce PMI chinois décevant le maintien par la FED de sa politique de diminution d’achats d’actif confirmé par Yellen dans son discours de début d’année devant le congrès et on se retrouve dans la situation « inquiétante » d’aujourd’hui. 21 milliards de dollars ont été retirés des marchés émergents au cours des six premières semaines de 2014, normal que les conséquences sur le marché soient notoires.

On retiendra également que l’indice PMI de la Chine publié par la HSBC de 48.3, niveau le plus bas enregistré au cours des 7 derniers mois, est « contesté » par les chiffres officiels chinois. Ces derniers indiquent en effet une tendance baissière mais qui frôle l’indice 50. Les autorités chinoises confirment donc ce recul mais en nuancent fortement la dimension.
Le conflit entre les chiffres que l’on qualifiera de « privés » ceux de la HSBC et les chiffres officiels du gouvernement chinois ne manque pas de perturber et d’alimenter les spéculations sur le marché.

Ces éléments ajoutés les uns aux autres contribuent à doper la tendance au recul de l’économie chinoise et par conséquent à rendre les investisseurs moins confiants voire carrément frileux.

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