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USA: pas de durcissement monétaire

Déception sur le marché des changes après le passage du chef de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, devant la commission des Services financiers de la Chambre des représentants.

En effet, Ben Bernanke s’en est tenu à son discours habituel, c’est-à-dire, pour ce qui nous intéresse, à un maintien des taux d’intérêt à leur niveau actuel pendant encore longtemps. Il a justifié cette position par les inconnues qui demeurent concernant la situation économique du pays et surtout par le fort taux de chômage qui est à 9,7% de la population active selon les dernières estimations.

Les investisseurs du marché des changes plaçaient beaucoup d’espoir dans ce discours. Leur déception fut à la hauteur des enjeux, poussant le dollar à la baisse ce qui a notamment permis à l’euro d’évoluer momentanément au-dessus de 1,36 dollar. Depuis la décision de la Fed de relever son taux d’escompte de 25 points de base, les spéculations sont allées bon train sur les places financières. Nombreux sont les opérateurs à avoir, à tort, interprété cette décision comme le signe annonciateur d’un changement au niveau des taux d’intérêt. Mauvaise pioche. Pourtant, il suffisait de bien lire le communiqué publié sur le site internet de la banque centrale américaine jeudi dernier pour comprendre qu’une hausse du taux d’escompte n’impliquait pas une hausse prochaine des taux d’intérêt. Par conséquent, le taux de la Fed devrait rester encore pendant un certain temps entre 0 et 0,25%.

Toutefois, la Fed commence à préparer un plan de sortie concernant les mesures exceptionnelles mises en place pour soutenir le crédit. Pour l’instant, aucun calendrier n’a été révélé, en raison d’éventuelles pressions inflationnistes, qui devraient toutefois être contenues selon Ben Bernanke.

Enfin, le dollar a subi aussi le contre coup d’une baisse surprise des ventes de logements neufs outre-Atlantique en janvier, ces ventes chutant de près de 11,2%.

Dans les prochains mois, l’évolution du dollar devrait être étroitement liée à la publication de nouvelles économiques majeures, notamment concernant les chiffres du chômage.

Le rebond contenu de l’euro aujourd’hui a été limité, notamment à cause des inquiétudes persistantes de la Grèce, qui vient de tomber dans la grève générale, la population s’opposant au plan d’austérité d’Athènes. De plus, l’agence de notation financière Standard & Poor’s a mise en garde contre une nouvelle baisse de la note souveraine du pays, d’ici à un mois, en raison des inconnues pesant toujours sur la péninsule hellénique.

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