Rumeurs et hedge funds affolent les devises

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Rappelez-vous de l’année 1992. C’est cette année-là que la livre sterling est sortie du système monétaire européen, le fameux serpent européen. La faute à qui? Au plus fameux dirigeant de hedge funds, le milliardaire américano-hongrois Georges Soros. Au passage, il avait empoché la jolie somme de 1 milliard de dollars. Ce coup d’éclat reste dans les annales des marchés financiers.

Dix-huit ans plus tard, les hedge funds refont parler d’eux. Déjà accusés d’être à l’origine de la plus grave crise économique et financière depuis la Seconde Guerre mondiale, ils sont maintenant cloués au pilori par les responsables espagnols et grecs qui les accusent de destabiliser les marchés et de profiter de la situation budgétaire difficile des deux pays.

Deux hedge funds américains sont notamment pointés du doigt par la Grèce. Face à ces monstres financiers qui profitent de la spéculation pour s’enrichir, les gouvernements paraissent totalement démunis. Les politiques sont condamnés, pour l’instant, à des déclarations qui tentent vainement de rassurer les investisseurs.

La possibilité d’une aide financière à la Grèce, qui commence à circuler dans les milieux politiques européens, pourrait toutefois inverser la tendance, surtout pour la Grèce. Bruxelles a convoqué jeudi un sommet extraordinaire qui doit réunir les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ainsi que le chef de la Banque Centrale Européenne, Jean Claude Trichet, afin de discuter de la crise économique et des moyens de préserver le modèle social européen. Selon certains commentateurs, cette réunion pourrait être l’occasion pour l’Europe d’apporter son aide à la Grèce. C’est le signal qu’attendent en tout cas les marchés pour retrouver confiance dans la monnaie unique européenne.

Toutefois, les déboires de la Grèce, qui ne sont peut être qu’un prélude à de nouveaux rebondissements avec les cas du Portugal et de l’Espagne, soulignent les méfaits d’une spéculation sans contrôle. Au lieu de s’attaquer aux bonus, certes parfois extravagants, des traders et des banquiers, les Chefs d’Etat et de gouvernement du G20 auraient certainement mieux fait de se pencher sur l’impact des hedge funds sur le système économique et financier mondial. Cela aurait peut-être évité à la Grèce de faire l’objets d’intenses attaques spéculatives depuis plusieurs jours qui compliquent une situation financière déjà difficile.

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