Le bulletin hebdomadaire de forex.fr du 3/09

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La rentrée s’est aussi faite sur le marché des changes, avec un retour des investisseurs et l’augmentation considérable des volumes. Bien que les inquiétudes autour de la croissance économique mondiale soient toujours présentes dans le paysage, les bourses mondiales ont débuté cette dernière partie de l’année avec plus de vigueur qu’elles n’ont terminée l’été.

Le contexte reste encore très difficile sur le Forex en raison du contexte économique marqué cet été par un ralentissement de la croissance économique mondiale et les stigmates de la crise de la dette. Par ailleurs, l’industrie du Forex est également secouée par la multiplication des réformes, surtout aux Etats-Unis ou en Suisse, qui devraient avoir un impact considérable sur le trading dans les mois à venir.

Les indicateurs se sont succédés cette semaine, laissant souvent un goût amer, mais les investisseurs montrent une plus grande résistance aux mauvaises nouvelles après plusieurs semaines tendues.

Les grandes lignes esquissées au cours du mois d’août semblent se confirmer avec une Allemagne qui reste un havre de paix au sein de l’UE et de la zone euro et une Amérique qui s’enfonce dans la crise. Au début de la semaine, Ben Bernanke a rappelé que la Fed se tient disposée à mettre toutes les mesures en œuvre pour relancer la croissance, des propos qui sont surtout destinés à rassurer le marché. Pour l’instant, la banque centrale américaine préfère attendre et voir.

Indicateurs mitigés avec un PMI de la région de Chicago en baisse, une hausse du chômage à 9.6% en août, une enquête ADP décevante mais également un indice ISM manufacturier en hausse à la surprise générale. Un peu perdu, le marché est resté très prudent sur la paire EUR/USD qui a, au final, peu évolué au cours de la semaine, aux alentours de 1.28. Le statu quo monétaire de la BCE n’a évidemment pas changé la donne et ne fut presque pas commenté jeudi et vendredi.

Le yen a tenu le haut du pavé cette semaine suite aux nouvelles mesures prises par la Banque du Japon qui se sont révélées immédiatement inefficaces à tempérer la hausse du yen qui évolue toujours aux niveaux de la semaine dernière. Il semblerait que le Premier ministre, en difficulté à l’approche d’une élection qui pourrait le jeter hors de la direction de son parti, ait cherché à donner des gages en poussant à l’adoption de nouvelles mesures. Officiellement, une intervention de la BoJ est clairement exclue par Tokyo afin de ne pas réitérer les erreurs de 2004. Si le Premier ministre reste en place, il devrait s’efforcer de miser sur l’emploi afin de lutter à la fois contre la déflation et la hausse du yen. Une telle stratégie ne sera sûrement pas suffisante à elle seule à inverser le déclin de l’archipel mais elle pourrait porter des fruits.

Le franc suisse a été conforté cette semaine par les chiffres du PIB suisse mais surtout par l’aversion au risque qui a fait atteindre à la devise helvétique de nouveaux records. Marquant une pause en cette fin de semaine, le franc suisse devrait reprendre son rallye haussier avec en ligne de mire le seuil de 1.25/1.20 face au dollar sur trois mois (voir discussion sur le forum).

Les devises matières ont limité les dégâts dans un contexte d’aversion au risque. Le dollar australien a notamment profité des chiffres publiés en Chine (notamment les indices PMI) et des bons chiffres de la croissance trimestrielle du pays, ce qui a permis à l’aussie de se hisser au-dessus de 0.91 dollar en milieu de semaine. Depuis, la devise a perdu du terrain en raison de l’attente de la réunion de la RBA la semaine prochaine.

Enfin, les devises asiatiques, dans l’ensemble, se sont renforcées cette semaine, dans la foulée du won sud-coréen. Selon les informations de Bloomberg, le won a gagné près de 1.8% sur la semaine face au dollar, le peso philippin près de 1.1%, le ringgit malaisien 1% et enfin le baht 0.5%. La roupie indonésienne a en revanche limité les gains à 0.4% notamment en raison du statu quo monétaire de la banque centrale aujourd’hui et des inquiétudes concernant l’inflation.

Plusieurs facteurs ont influé sur les performances de la région, notamment le fait que le FMI relève ses prévisions de croissance pour la Corée du Sud et affirme que le won est sous-évalué par rapport au dollar. De son côté, le ringgit a atteint un plus haut depuis près de 13 ans face au dollar américain sous l’effet des mesures prises par la banque centrale pour favoriser la consommation et l’investissement. Enfin, le baht a été porté par un rallye haussier pour la cinquième semaine consécutive poussant les autorités politiques du pays à appeler la banque centrale à intervenir pour lutter contre la spéculation.

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