Jean Claude Trichet s’inquiète de la politique de la Fed
Une fois n’est pas coutume et alors que la zone euro s’oriente vers un relèvement des taux directeurs, le président de la BCE s’est exprimé
Une fois n’est pas coutume et alors que la zone euro s’oriente vers un relèvement des taux directeurs, le président de la BCE s’est exprimé

Sur le front économique, outre les chiffres de l’emploi américain avec un recul du chômage à 8.9%, ce sont les commandes industrielles qui ont attiré l’attention en progression plus que prévu en janvier. Ainsi, la hausse fut de 3.1% contre une progression de seulement 1.4% en décembre. C’est la plus forte hausse enregistrée depuis septembre 2006.
La semaine qui s’ouvre reste d’être plus calme pour l’EUR/USD, du moins sur le front économique. Le dollar n’a pas vraiment profité la semaine dernière de la faible baisse du taux de chômage aux Etats-Unis à 8.9%. Les investisseurs sont plutôt, en ce qui concerne la paire, dans une optique de différentiel de taux d’intérêt qui désavantage mécaniquement le billet vert en raison de la politique d’assouplissement quantitatif de la Fed. Il est probable que ce mouvement se poursuivre au cours de la semaine, sachant qu’une baisse de l’euro n’est jamais exclue en raison d’un éventuel rebond de la crise souveraine. Peu d’indicateurs susceptibles d’influencer véritablement sur les taux de change, à l’exception peut être de la production industrielle en Allemagne et de l’indice de confiance de l’Université du Michigan vendredi. Ainsi, l’euro a toutes les chances cette semaine d’être porté de nouveau vers 1.40, voire de franchir ce seuil psychologique.

Après des études d’Economie à Sydney, Glenn Stevens commence rapidement une carrière à la banque centrale australienne, gravissant année après année tous les échelons jusqu’à prendre en septembre 2006 la tête de l’institut d’émission monétaire.