Ce qui pourrait arriver si la situation en Grèce continue de se détériorer

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Alors que les marchés financiers étaient focalisés sur la conférence de Jackson Hole, qui n'a abouti à rien de concret, la tension s'est considérablement accentuée sur la Grèce depuis la fin de la semaine au sujet de la demande de collatéraux formulée par certains pays européens.
Deux scénarios sont envisageables pour le moment.
1) La Finlande sort du plan d'aide européen à la Grèce, suivie par d'autres pays comme la Slovaquie. Le pays nordique est à la pointe de la contestation, réclamant en échange de son aide financière à Athènes, des collatéraux, c'est à dire des garanties. Plusieurs pays ont suivi la demande de la Finlande, dont l'Autriche, la Slovaquie et un temps, avant de se raviser, les Pays Bas. En dépit du maintien de la France et de l'Allemagne, et certainement de pays comme l'Espagne et l'Italie, le plan actuel devrait être reformulée et pourrait s'avérer beaucoup plus exigeant et douloureux pour la Grèce que prévu.
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Alors que les marchés financiers étaient focalisés sur la conférence de Jackson Hole, qui n’a abouti à rien de concret, la tension s’est considérablement accentuée sur la Grèce depuis la fin de la semaine au sujet de la demande de collatéraux formulée par certains pays européens.
Deux scénarios sont envisageables pour le moment.
1) La Finlande sort du plan d’aide européen à la Grèce, suivie par d’autres pays comme la Slovaquie. Le pays nordique est à la pointe de la contestation, réclamant en échange de son aide financière à Athènes, des collatéraux, c’est à dire des garanties. Plusieurs pays ont suivi la demande de la Finlande, dont l’Autriche, la Slovaquie et un temps, avant de se raviser, les Pays Bas. En dépit du maintien de la France et de l’Allemagne, et certainement de pays comme l’Espagne et l’Italie, le plan actuel devrait être reformulée et pourrait s’avérer beaucoup plus exigeant et douloureux pour la Grèce que prévu.
2) Les banques grecques sont dans une situation pire qu’estimée initialement et le plan de sauvetage décidé le 21 juillet dernier ne pourra pas être mis en place concrètement avant qu’un défaut de paiement n’ait lieu. C’est certainement le pire scénario envisageable pour le moment. Au cours des dernières semaines, nous avons eu la preuve que la situation économique et financière de la Grèce a été très mal évaluée par l’UE et le FMI, et sous-évaluée en partie volontairement aussi par Athènes. Pour preuve, l’estimation de la récession qui pourrait atteindre -4.5% cette année contre -3.5% précédemment ce qui pourrait entraîner un nouveau dérapage budgétaire de la part d’Athènes.
Athènes tardant à souligner l’urgence de la situation, par des estimations erronées, offre aux hommes politiques européens l’occasion de tergiverser, comme le montre le débat sur les collatéraux, alors que nul ne souhaite réellement un défaut de paiement du pays. Plus ces tergiversations durent, plus les mesures nécessaires seront prises tardivement – sachant au demeurant que le processus de décision européen est particulièrement lent – plus, au final, le risque de défaut se précise.
Nombreux sont les pays qui trainent les pieds pour faire adopter le plan de sauvetage. L’Allemagne ne devrait le faire voter que le 23 septembre prochain, voire même quelques jours plus tard en raison de la venue du pape à Berlin. D’autres pays pourraient encore mettre plus de temps à l’adopter, retardant encore plus le versement de la première tranche de prêts à la Grèce.
La conséquence d’un tel scénario serait que l’aide n’arrive trop tard pour sauver le système bancaire grec qui, bien qu’il s’entraide afin de résister à la crise, est en piteux état. Des organisations internationales, comme le FMI, ne pourraient rien faire dans un tel contexte afin d’éviter l’éviction de la Grèce, voire d’autres pays, de la zone euro et l’émergence au final d’une crise globale aux conséquences incertaines. 
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